La tresse

La tresse, de Laëtitia COLOMBANI est paru aux éditions Grasset en mai 2017 et en poche en 2018. Primé plusieurs fois : Prix Relay des voyageurs lecteurs, Trophée littéraire des Femmes de l’économie, Globe de crystal du meilleur roman.

L’auteur : Laëtitia COLOMBANI est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs-métrages, A la folie… pas du tout et Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La tresse est son premier roman.

Résumé de l’éditeur : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. Inde : Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile : Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada : Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis : 238 pages lues d’une traite. Ce roman faisait partie de ma pile à lire depuis juillet dernier. Je le voyais partout cet été sur Instagram et les blogs et je n’ai pas souhaité le lire de suite. Les avis étaient tous très positifs, enthousiastes mais je n’étais pas pressée. Je pensais qu’il s’agirait d’une lecture légère et sympathique et là… je me suis pris une claque ! Je ne m’attendais pas du tout à être touchée à ce point par ces trois destins et la fin m’a vraiment émue ! Cette fin que l’on commence à deviner dans les derniers chapitres et que j’ai trouvé incroyable… Je ne veux pas trop en dévoiler mais ces trois femmes sont reliées par leurs cheveux (d’où le titre)… Trois destins de femmes fortes en trois lieux du monde. Un véritable coup de coeur, je conseille vraiment ce roman ! Les chapitres sont courts et alternent l’histoire de Smita, Giulia et Sarah, l’écriture est fluide, je n’ai pas pu lâcher ce roman tant que je ne l’avais pas terminé.

Extrait : « Sarah a toujours été maîtresse de ses choix, des orientations de sa vie, elle était une executive woman comme on dit ici, littéralement une personne jouissant d’une position dominante dans une entreprise ou une compagnie, qui prend des décisions et les fait appliquer. Dorénavant, elle subit. Elle se sent trahie, comme une femme répudiée qu’on renvoie parce qu’elle n’a pas donné ce qu’on attendait d’elle, parce qu’on la juge inapte, insuffisante, stérile. Elle qui a vaincu le plafond de verre se heurte aujourd’hui à ce mur invisible qui sépare le monde des bien-portants de celui des malades, des faibles, des vulnérables, auquel elle appartient désormais. Johnson et ses pairs sont en train de l’enterrer. »