Concours pour le paradis

Concours pour le paradis, de Clélia RENUCCI, est paru le 22/08/2018 aux Editions Albin Michel.

L’auteur : Clélia RENUCCI, 33 ans,  est doctorante en littérature française et enseignante. Elle vit à New York et il s’agit de son premier roman.

Résumé de l’éditeur : « Tout était dévasté, consumé, calciné. C’est de cet enfer qu’allait renaître le Paradis. » Dans le décor de la spectaculaire Venise renaissante, l’immense toile du Paradis devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirements politiques, Clélia RENUCCI fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et ses drames.

Mon avis : J’ai beaucoup vu ce roman sur les réseaux sociaux, dans les médias et j’attendais pour éventuellement le lire. De passage chez mon bouquiniste, je tombe sur un exemplaire d’occasion et je décide de l’acheter, bien que dépourvu de sa belle sur-couverture. J’ai lu les 266 pages en une soirée et je me suis retrouvée plongée dans une période de l’Histoire que je ne connaissais pas, le XVIème siècle de Titien et Véronèse. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter la Grande salle du Conseil du Palais des Doges à Venise et mon ignorance était totale quant à la genèse de cette toile monumentale qu’est le Paradis de Tintoret. L’auteure nous conte l’histoire de cette œuvre, née à la suite d’un gigantesque incendie qui ravagea le Palais des Doges et notamment une fresque du XIVème siècle, Le couronnement de la Vierge au Paradis. 1577, un concours est lancé afin de réaliser une immense toile pour la salle du Grand Conseil, elle ne sera achevée qu’en 1592. C’est extrêmement bien documenté, Clélia RENUCCI nous conte les rivalités entre Le Tintoret et Véronèse, les deux peintres aux caractères totalement opposés. On est embarqué dans le milieu artistique de l’époque mais aussi politique et c’est aussi l’envers du décor que l’on découvre : mensonges, manipulations, rivalités. Les personnages sont hauts en couleur, le style de l’auteure est moderne, dynamique. Je suis sortie moins ignare de cette lecture, sans m’être ennuyée un seul instant et rien que pour cela je vous le conseille que vous soyez amateur d’Histoire, d’Art ou pas du tout.

Extraits : « Le pape Grégoire XIII en pâlira de jalousie, sa Chapelle Sixtine et son fresquiste Michel-Ange seront relégués au rang de survivance pittoresques… « 

« Demain peut-être saurons-nous lire dans le visage de ses anges rayonnants l’expression de ce que fut Venise. On retrouvera alors dans l’éclat de leurs batailles le talent des artistes qui se sont succédés pour nous inciter tous, un jour, à regarder le Paradis en face. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s