La fin de la solitude

La fin de la solitude est un roman de Benedict WELLS paru en 2016, traduit en français chez Slatkine&Cie en 2017. 341 pages.

Sélection du Prix des Lecteurs 2019 du Livre de Poche.

L’auteur : Benedict WELLS est né en 1984 à Munich. Autodidacte, il n’a jamais fait d’études et à 19 ans, il décide de se consacrer entièrement à l’écriture. Un choix vite couronné de succès : en 2008, il publie Becks letzter Sommer, salué par la presse, qui reçoit le Prix bavarois des arts de de la culture. Avec La fin de la solitude, son quatrième roman, il acquiert une grande notoriété et est numéro un des ventes pendant plusieurs mois. Son dernier roman, Le dernier été, est paru fin août 2018 aux Editions Slatkine&Cie.

Le résumé : Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu’au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent vite des étrangers les uns pour les autres, s’enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu’il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d’un coma de quelques jours. À la lisière de l’inconscient, il se souvient.

Mon avis : J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Lecteurs 2019 du Livre de Poche, dans la catégorie Littérature, comme je l’ai déjà indiqué dans mon précédent article. Je ne connaissais pas cet auteur et le résumé ne me tentait pas plus que ça. Et bien je me suis laissée complètement emportée par le récit et les personnages. Tout d’abord lentement, doucement, les 100 premières pages puis je n’ai pas pu le lâcher et j’ai lu le livre d’une traite. Le lecteur suit trois orphelins sur 34 années, deux frères et une sœur, de leur enfance après le drame qui les frappe, jusqu’à l’âge adulte. Je me suis particulièrement attachée à Jules pour qui il faudra des dizaines d’années pour arriver à aimer et vivre sa vie comme elle est. Le personnage de Marty aurait mérité d’être plus approfondi tout comme celui de Liz que j’ai trouvé trop superficiel. La fin est très émouvante, j’ai même versé une larme… Ce livre invite à la réflexion sur le sens de la vie, la mort, la gestion du deuil, le destin. Le style est fluide, doux, les mots et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Je lirai Le dernier été, publié en août 2018, sans aucun doute sans même en avoir lu le résumé.

Extraits : « Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. »

« Mais l’important, ce n’étaient pas les histoires, c’était le regard sur ma vie antérieure. C que j’étais incapable de dire, je le couchais sur le papier. Quand je parlais, je pensais les choses, alors que quand j’écrivais, je les ressentais. »

« La vie n’est pas un jeu sans gagnant ni perdant. Elle ne nous doit rien et les choses arrivent comme ça. Parfois c’est juste et tout a un sens, et parfois tellement injuste qu’on doute de tout. j’ai arraché son masque au destin et, en dessous, je n’ai trouvé que le hasard. »

Jury Prix des Lecteurs Livre de Poche 2019

Vendredi 18 janvier, je reçois un mail m’annonçant que ma candidature a été retenue pour être membre du Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2019 dans la catégorie littérature ! C’est la première fois que je participe à une telle aventure. J’ai réceptionné les 3 premiers romans pour la sélection du mois de Février. Il y en aura 21 au total, sur 7 mois.

LA SELECTION DU MOIS DE FEVRIER 2019 :

. GABRIËLE, de Anne et Claire BEREST : Septembre 1908. Gabriële Buffet, une jeune femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabla, un peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Etival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un XXème siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.

Prix déjà reçus : Prix Grands Destins du Parisien Week-end et Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro.

. LA FIN DE LA SOLITUDE, de Benedict WELLS : « Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. » Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu’au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent des étrangers les uns pour les autres, s’enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu’il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d’un coma de quelques jours. A la lisière de l’inconscient il se souvient.

Prix déjà reçus : Prix de Littérature de l’Union Européenne et Prix Littéraire des Lycéens de l’Euregio.

. SUMMER, de Monica SABOLO : Lors d’un pique-nique au bord du Lac Léman, Summer Wassner, 19 ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ? 25 ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?

J’ai survécu à ma mère

J’ai survécu à ma mère, survivre à la maltraitance : l’histoire vraie d’une fillette martyrisée est un récit autobiographique de Victoria SPRY, paru aux Editions City en 2016 pour la traduction française. Il a été publié en Grande-Bretagne sous le titre Tortured. 373 pages.

L’auteur : Victoria SPRY a aujourd’hui 28 ans. Depuis la fin de son calvaire il y a 10 ans, elle a enfin appris à lire, écrire et est allée à l’université. Victoria construit aujourd’hui une vie de famille normale avec son compagnon et ses chiens.

Le résumé : « Si tu parles, jamais personne ne te croira ». Aux yeux de tout le monde, la mère de la petite Victoria est dévouée et aimante. Elle affiche l’image lisse et tranquille d’une famille parfaite. Mais une fois la porte de la maison refermée, elle se transforme en un véritable bourreau, un monstre cruel. Dès l’âge de 3 ans, Victoria subit la colère de cette mère terrible : elle est battue, humiliée et maltraitée. Son enfer est quotidien, son calvaire inimaginable. La femme qui devrait l’aimer et la protéger la roue de coups, lui fait avaler du détergent ou l’attache nue dans la cave en plein hiver… Ce véritable martyre va durer 18 ans. Dix-huit très longues années. Jusqu’au jour où Victoria aura le courage de dénoncer son bourreau. Avant de se reconstruire tant bien que mal et de commencer à vivre. Enfin.

Mon avis : Ce livre était dans ma Pile A Lire depuis cet été. Je l’ai lu d’une traite ou presque. Il s’agit d’une histoire vraie, bouleversante. Victoria SPRY raconte son enfer quotidien et c’est insoutenable. Dès les premières pages du récit les horreurs commencent et se succèdent sans répit… Est-on dans un thriller ? Non il s’agit bien de la réalité, la cruauté humaine ne manque pas d’imagination… Tortures jusqu’à la frontière de la vie avec la mort, emprise psychologique, sa  « mère » fait passer Victoria pour une autiste aux yeux de tous, des médecins et lui assène qu’elle est l’enfant du Diable. Les questions que l’on se pose : comment est-ce possible ? Comment Eunice, la « mère » a t’elle pu manipuler et berner les services sociaux, le corps médical ?… Eunice Spry a été condamnée à 14 ans de prison, 26 chefs d’accusation, en sortira au bout de 7 en 2014 à l’âge de 71 ans. La reconstruction de Victoria sera longue, difficile et ce qui m’a marqué dans ce récit c’est sa force mentale, de vouloir et pouvoir accéder à une vie normale et heureuse malgré les souvenirs précis et bien ancrés des tortures physiques et psychologiques subies pendant 18 interminables années.

A voir sur YouTube, la vidéo « L’histoire de Victoria, Alloma et Christopher Spry ».

Dernière sortie pour Wonderland

Dernière sortie pour Wonderland – L’inavouable histoire de la véritable Alice et de Lewis Carroll, son bourreau, est un roman de Ghislain GILBERTI, paru aux éditions RING en 2017 et réédité au format poche (La mécanique générale) en décembre 2018. 461 pages.

NB : La photographie qui illustre cet article a été réalisée par mes soins en utilisant en arrière plan une magnifique illustration de Benjamin LACOMBE.

L’auteur : Ghislain GILBERTI est né à Belfort en 1977. Il est l’auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes (Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Quelques romans noirs : Sa majesté des ombres (2017), Dynamique du chaos (2017), Le bal des ardentes (2015), Le baptême des ténèbres (2014), Le festin du serpent (2013 – Prix France Bleu des Lecteurs, Prix Découverte Polar Pourpre). En 2016 il a reçu le Lion d’or du meilleur auteur à Belfort pour l’ensemble de son travail et en 2018, le Prix Les Géants du Polar au Salon de Douai.

Le résumé : Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l’overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d’un monde parallèle et piégé : l’univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland. Les innocents ne sont pas toujours ceux que l’on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n’a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

Mon avis : Alice au pays des merveilles est dans nos esprits un joli conte pour enfant, de belles adaptations au cinéma par Disney et Tim Burton. J’avoue ne mettre jamais penchée sur la biographie de Lewis Carroll jusqu’à aujourd’hui. Le roman de Ghislain GILBERTI est vraiment étrange, je ne sais dans quelle catégorie le classer : fantastique ? Thriller ? Thriller fantastique peut-être ? L’auteur brise le mythe et dénonce dans ce livre un Lewis Carroll bègue, toxicomane, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile… J’ai aimé le dynamisme de la construction du roman. La jeune Alice bascule sans cesse au fil des chapitres du monde réel ou elle vit, au monde imaginaire déjanté et glauque puis à l’époque victorienne où elle est le témoin, en étant totalement invisible, de la perversion de Lewis Carroll . Les passages concernant l’auteur du conte d’Alice au pays des merveilles sont parfois plutôt crues et peuvent choquer. J’aurais aimé peut-être un peu plus d’analyse concernant la personnalité de Lewis Carroll. Le fantastique n’est pas trop ma tasse de thé mais c’est très bien construit. Ce livre n’est pas un coup de cœur mais il est tellement atypique que je ne vais pas l’oublier. J’ai aimé la fin, je me suis même demandé si Alice Price, n’avait pas rêvé, victime d’un bad trip dû à la drogue et j’ai adoré les dernières lignes du dernier chapitre avant l’épilogue qui laissent le lecteur en plein doute.

Sinestra

SINESTRA est un thriller d’Armelle CARBONEL, édité fin 2018 chez RING. 391 pages.

L’auteur : Armelle CARBONEL est née le 16 juillet 1975 à Paris. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense. Elle commence à écrire dès son plus jeune âge. A 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. A 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de Les Marais funèbres et La Maison de l’ombre. En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares. (source : Fnac).

Le résumé de l’éditeur : Suisse, 1942. Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la Vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le Mal a franchi la frontière avec eux.

Mon avis : Le titre, la couverture, le résumé, tout m’a attiré vers ce thriller. je ne connaissais pas cette auteure et quelle surprise ! Gros coup de cœur ! Un thriller comme je les aime, bien sombre, pas de surnaturel et un style d’écriture original que j’ai adoré. L’auteure a une façon de jouer avec la poésie des mots pour décrire l’indicible… La couverture est tout à fait représentative de l’ambiance du roman, noire et brumeuse. Je verrais bien une adaptation au cinéma et cela m’a fait penser à l’atmosphère de la saison 2 de la série American Horror Story : Asylum, pour ceux d’entres vous qui connaissent. Tout en lisant je visualisais tout à fait ce genre d’ambiance bien glauque, glaçante, tout comme les différents personnages. Jusqu’à la fin du livre cette ambiance perdure. Fin que j’avais hâte de connaitre et je n’ai pas été déçue ! Si vous aimez le suspense en huis clos bien maîtrisé, foncez !

Extrait :  » Elle se figura un paradis rempli de rires, de réglisses fondantes et de pommes d’amour, jusqu’à ce que l’haleine démoniaque du Val Sinestra effleurât sa nuque délicate tel un tisonnier labourant les cendres de l’innocence perdue. Alors, Ana sut que maman s’était trompée. Le Mal ne connaissait pas de frontière. Il était la frontière. »

Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie est un récit de Sylvain TESSON qui a été publié aux Editions Gallimard en 2011. Folio a édité pour les fêtes 2018 une jolie édition en format poche.

L’auteur : Sylvain Tesson est né en 1972, il est titulaire d’un DEA de géopolitique. C’est un voyageur, il a participé à de nombreuses expéditions, et un écrivain, notamment des nouvelles. Il a obtenu le prix Goncourt de la nouvelle 2009 pour Une vie à coucher dehors et le prix Médicis 2011 pour Dans les forêts de Sibérie. Il développe une passion peu commune pour l’escalade des toits et plus particulièrement ceux des églises et cathédrales. En 2014 il est d’ailleurs victime d’un grave traumatisme crânien suite à une chute de près de 10 mètres. Il est placé en coma artificiel. Trois mois après cet accident, voici comment il décrit cette épreuve : « Ces trois mois de repos, de sobriété, de silence, d’examen de moi-même ont été bénéfiques. Ma vie était un carnaval endiablé et légèrement suicidaire, il était bon de ralentir un peu les chaudières intérieures, de descendre du train. Je conserve une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870. J’ai aussi perdu l’ouïe à l’oreille droite mais, étant partisan du silence, que René Char appelait « l’étui de la vérité », je ne m’en plains pas. Notre société est devenue hystérique et bruyante »

Le résumé de l’éditeur : J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Pendant six mois, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité. Deux chiens, un poêle, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l’existence. Tant qu’il y aura des cabanes au fond des forêts, rien ne sera tout à fait perdu.

Mon avis : Cette lecture est à recommander à tout le monde ! La forêt, la neige, la cabane de 3 mètres sur 3, du thé brulant, des livres et beaucoup de vodka, on se laisse bercer par les contemplations de l’auteur. Chapitre après chapitre, bourrés de références littéraires et philosophiques, j’ai été surprise du style de Sylvain TESSON, que je découvre avec cet ouvrage, très différents des habituels récits de voyages. Les réflexions de l’auteur : Apprivoiser le temps, regarder pousser les arbres, revenir aux vraies valeurs, oublier notre société de consommation, se recentrer sur l’essentiel (le tout par -30 degrés). Le petit moins de ce livre : quelques passages un peu ennuyant à mon sens qui relèvent d’un banal journal intime de voyage et qui contrastent furieusement avec la poésie et la richesse d’autres chapitres.

Extrait : « Je préfère les natures humaines qui ressemblent aux lacs gelés à celles qui ressemblent aux marais. Les premières sont dures et froides en surface mais profondes, tourmentées et vivantes en dessous. Les secondes sont douces et spongieuses d’apparence mais leur fond est inerte et imperméable. »

« Insomnie. Regrets et découragements dansent en sabbat de sorcier dans ma boîte en os. Quand le soleil revient, à 4h30 du matin, la lumière chasse les chauve-souris et je m’endors enfin. Est-ce la fatigue ? Lorsque je me lève, à midi, je flotte dans un doux abrutissement. Perspective de félicité : la journée ne doit rien m’apporter de neuf. Personne à l’horizon, pas une tâche à accomplir, nul besoin à satisfaire, aucun salut à rendre. Quelques révérences vespérales éventuellement au phoque de 6h30 et à une escadre d’eiders. »