De la race des seigneurs

De la race des seigneurs est un roman d’Alain-Fabien Delon paru en février 2019 aux Editions Stock dans la nouvelle collection Arpège. 174 pages.

Alain-Fabien Delon, né en 1994, est mannequin et acteur. De la race des seigneurs est son premier roman.

Une vie peut-elle basculer en une nuit ? Alex Delval, dix-huit ans, rêve de devenir acteur comme son père. Mais alors qu’un rôle lui est offert, le doute l’assaille violemment. Happé par ses démons, il se réfugie dans l’alcool. Une rixe éclate. Rideau. Quand il reprend ses esprits, Alex se retrouve face à un homme qu’il ne connaît pas. La soixantaine, le regard bon. Un psy. Dans les profondeurs de la nuit, une complicité inattendue va naître entre eux. Pour la première fois Alex osera se livrer. Comment devenir soi quand on a grandi dans l’ombre d’un mythe ? Comment dépasser l’image du « fils de » pour s’emparer enfin de son destin ? Un père, un fils. L’amour, la haine. Et une vie à construire.

Lu d’une traite hier soir. J’ai acheté ce roman car il est paru dans la nouvelle très belle collection Arpège chez Stock et qu’il s’agissait bien d’un roman et non d’un récit autobiographique. L’auteur le précise d’ailleurs dans les remerciements à la fin du livre : « Je ne voulais pas faire un livre témoignage ni un document, mais véritablement un roman, avec de la fiction, des inventions, du romanesque. » Je l’ai donc lu à ce titre sans chercher quelle était la dose de fiction et celle d’autobiographie. Le récit se passe sur une nuit, Alexandre Delval est le fils d’un grand acteur qui porte le même nom et un incident fait qu’il se retrouve par hasard dans l’appartement d’un psy. Toute la nuit il va s’épancher sur son enfance, son adolescence, ses traumatismes. Avec une grande sensibilité, il évoque le manque d’amour, la solitude parfois, la difficulté de se construire entre un père, tour à tour détesté et adoré, acteur mythique, et une mère trop absente. Le livre se termine à l’aube, comme une lueur qui met fin à l’obscurité et promet un bel avenir. Ne plus regarder en arrière mais avancer et vivre pleinement. Et c’est tout ce que je peux souhaiter à Alain-Fabien Delon, avec ma sensibilité de maman d’enfants du même âge ou presque.

Extraits : « Est-ce que la parole peut sauver ? Est-ce que certains mots, s’ils vous cueillent au bon moment, peuvent dessiner un chemin de lumière dans ce truc noir et violent qui nous sert d’existence ? J’ai envie de m’en sortir, envie de prouver de quoi je suis capable ! J’aimerais que cet homme comprenne qui je suis. Pas juste un « fils de », pas juste un petit con à la jeunesse dorée, pas juste une victime non plus. »

« L’obscurité s’évapore et Paris retrouve des couleurs nouvelles. Six heures, les premières voitures, les premiers travailleurs. Mais je ne les vois pas. Il n’y a que lui, moi et cette folle nuit. »

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