Sous l’amandier en fleur

Sous l’amandier en fleur est un roman d’Agnès Marin paru aux éditions L’Harmattan en juin 2017.

Agnès Marin a publié plusieurs romans à la tonalité intimiste qui rendent hommage à la place de la femme dans la société contemporaine. En poésie, elle cueille des instants choisis où vibrent l’émotion du temps qui passe et l’amour de la vie. Née à Paris de parents comédiens, Agnès Marin a publié plusieurs romans et recueils de poésie. Des pièces de théâtre ont été présentées en lecture publique à Paris. (Source : site de l’éditeur)

Corse, année soixante. Suite au décès de sa mère et à une déception amoureuse qui a offensé ses origines modestes, Camille Angeli, jeune institutrice de talent, demande son affectation dans un village de montagne. Passionnée par son métier, innovatrice, elle va se heurter à la méfiance et à la jalousie d’un monde qui ne l’attendait pas. Cette histoire est inspirée de la courte vie d’Italia Donati (1863-1886) dans l’Italie du XIXème siècle.

J’ai été contactée par l’auteure pour me proposer la lecture de son roman et je la remercie ainsi que Cloé chez les éditions L’Harmattan. J’ai lu ce livre d’une traite hier toute la soirée tant j’ai été embarquée. Le résumé de la 4ème de couverture a attisé ma curiosité car le récit se passe dans les années soixante mais est inspiré de la vie d’une certaine Italia Donati dont je ne connaissais rien. Volontairement je ne suis pas allée voir de qui il s’agissait avant de commencer le roman mais seulement après avoir tourné la dernière page. Italia Donati était une jeune enseignante qui a été victime de diffamation dans un village italien où elle exerçait au XIXème siècle. L’auteure transpose cette histoire dans les montagnes corses qu’elle connait bien et s’inspire aussi de l’histoire de sa grand-mère, jeune institutrice au début du XXème siècle. J’ai été complètement séduite par ce beau portrait de femme. Camille, jeune enseignante, en avance sur son temps par ses méthodes d’apprentissage (nous sommes dans les années soixante) se retrouve confrontée à la jalousie d’une collègue aigrie et va être la victime d’une société conservatrice, d’une rumeur et d’un événement qui aura des conséquences tragiques. Je ne m’attendais pas à la fin que je n’ai même pas vu venir avant les tout derniers paragraphes et j’ai refermé ce roman le souffle coupé. Un roman dont les thèmes sont d’actualité : la parole des femmes, les violences faites aux femmes.

Extrait : « Je crois dans la beauté des choses – disait-elle au moment de prendre ses fonctions, même s’il était peu probable qu’on lui pose la question. Car elle avait vingt-six ans une envie farouche de le faire savoir, comme si sa vie désormais n’avançait que par là. Ces mots, cette conviction lui étaient revenus avec force dans le parfum grisant d’un amandier en fleur. Cette année, dans l’île le printemps était-il en avance ? Avait-elle oublié cette magnificence de la nature qui vous enjoignait presque brutalement de vous accorder à elle, vous en pénétrait jusqu’au vertige ? »


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