Trouver l’enfant

Trouver l’enfant est un thriller de Rene Denfeld paru aux éditions Payot & Rivages dans la collection Rivages/Noir en janvier 2019. 299 pages.

Rene Denfeld est américaine, romancière, journaliste et enquêtrice au service des condamnés à mort. Elle a collaboré au New-York Time Magazine et a été primée aux Etats-Unis pour ses essais. Après En ce lieu enchanté (Prix du premier roman étranger, Fleuve, 2014), Trouver l’enfant est son deuxième ouvrage à paraître en France, et le début d’une série. Elle vit à Portland, dans l’Oregon.

Site de l’auteure : http://www.renedenfeld.com/

Madison Culver a disparu alors que ses parents choisissaient un arbre de Noël dans la forêt nationale de Skookum, Oregon. Elle aurait aujourd’hui 8 ans. Certains qu’elle est encore vivante, les Culver se tournent vers Naomi Cottle. Enquêtrice privée connue de la police comme « la femme qui retrouve les enfants », Naomi est leur dernier espoir. Sa recherche méthodique l’emmène dans les terres sauvages du Nord-Ouest Pacifique, et au cœur de son propre passé. Alors que Naomi suit la piste de l’enfant, les fragments d’un rêve sombre viennent lui rappeler une perte terrible depuis longtemps refoulée.

Je referme ce livre un peu dubitative car j’ai à la fois aimé et pas aimé. Je n’ai pas aimé car j’ai eu une impression de déjà vu en ce qui concerne l’intrigue et surtout à un peu plus de la moitié du récit j’avais deviné tout le déroulement de la fin… Donc aucune surprise et c’est un peu dommage. J’ai aimé car les pages se tournaient toutes seules, j’ai aimé cette atmosphère glaciale du fin fond de l’Oregon. J’ai aimé les personnages, le thème sensible… et ce sentiment d’espoir présent tout au long du roman, la qualité d’écriture, poétique, les parallèles avec le conte. Un thème, les disparitions d’enfants, de maintes fois lu et relu mais un traitement malgré tout original de la part de l’auteure. Vraiment dommage qu’il n’y ait eu aucune surprise pour moi à la fin du récit car je me suis un peu ennuyée à la lecture des derniers chapitres. A lire d’avantage comme un roman et non comme un thriller peut-être.

Extraits : «  »Je ne crois pas à la peur. – Pourquoi ? fit-il avec une mimique des lèvres. – A quoi ça servirait ? – A vous protéger. » La peau figée par l’âge était visible sous l’arrière de la casquette, marbrée de taches de vieillesse. Elle observa les mains qui oscillaient, les phalanges puissantes. « La peur ne protège jamais personne, répondi-elle. -Vous allez y descendre, dans la cave, comme ont voit les enquêteurs faire dans leurs machins à la télé ? – Non. Je vais vous demander de le faire. – J’ai rien à cacher. » »

« La fille de la neige connaissaient les contes de fées. Dans ces contes, les enfants mangaient des pommes empoisonnées et sombraient dans le sommeil pendant de nombreuses années ; ils frottaient despierres, énonçaient des voeux et se changeaient en animaux ; ils buvaient du thé et rapetissaient ; ils tombaient dans des tunnels et rouvraient les yeux en des pays dirigés par des chapeliers fous et des rois bienveillants. Il y avait des enfants, créés avec de la boue, de la pâte à pain roulée… ou de la glace. »


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