Le Lion sans crinière

Le Lion sans crinière est le premier roman d’Edouard Bureau, publié aux éditions Sable Polaire en janvier 2019. 462 pages.

Edouard Bureau est un jeune auteur née en 1992. Vidéo du passage de l’auteur à La Grande Librairie du 3 avril 2019 : https://binged.it/2IqwzVy

Le Lion sans crinière est ce tout jeune planteur idéaliste, qui lance une révolte par humanisme. Le Lion sans crinière est ce chef de guerre qui apprend à commander dans le fracas des batailles. Le Lion sans crinière est une folle cavalcade humaniste, le roman d’une passion amoureuse que la guerre déchire. C’est aussi le récit d’une amitié écartelée. C’est enfin un cri d’amour – un rugissement – à la nature et à la poésie…

André était déjà en guerre, il était déjà loin, loin de la plantation et des basses préoccupations matérielles. Il voulait entendre de la guerre les cris, possédés ou déchirants. Il désirait plus que tout en sentir les odeurs, de poudre, d’urine, de terre soulevée. La plantation, par ses fleurs d’igname, ses feuilles de bananiers, ses sentences d’infinie tendresse, brûlait ses derniers feux. Elle disparaîtrait bientôt, suffocante et étouffée par la jungle.

J’aime découvrir des premiers romans et avec Le Lion sans crinière j’ai bu chaque mot, chaque phrase, tant le style de ce jeune auteur est sublime. La langue française est très belle et quand elle est servie de cette façon… quel plaisir ! Quelle maturité aussi ! L’auteur nous emmène dans un pays africain imaginaire. A travers le récit de Perier, le régisseur de la plantation et ami, nous suivons André de Saint-Souris, propriétaire de cette plantation, qui vit un peu à l’écart des conflits du pays et va devoir s’y confronter en montant une révolte humaniste avec l’objectif de renverser le dictateur au pouvoir. Une écriture magnifique, poétique et un récit qui nous amène à réfléchir sur les conquêtes de territoires, la conquête du pouvoir et sur ce que cela implique sur les hommes, sur la nature. Un roman intelligent et un auteur à suivre.

Je restai au pas quelques temps et le cheval s’en contentait, bien qu’il me montrât quelquefois qu’il attendait plus. Je voulais méditer sur ce que je venais d’échanger avec les deux Kari-Kari, le couple solitaire, des pensées émues et contrites venaient en moi. Mais, las de ces tourments, je voulais à cet instant vivre, vivre intensément ce que je savais être les derniers instants de paix.

Qui saura remettre de l’ordre dans ces évènements, ramassés en une poignée de jours, au crépuscule d’une vie ? L’hiver arrive, sur l’Europe. Et bien souvent, c’est en hiver que meurent les poêtes.


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