Les Immortalistes

Les Immortalistes est un roman de Chloe Benjamin paru en avril 2018 pour la traduction française (éditeur Stéphane Marsan) puis aux éditions Le Livre de Poche fin mars 2019. 507 pages pour la version poche. J’ai reçu ce livre dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2019 et il fait partie de la sélection du mois d’avril avec deux autres ouvrages.

Chloe Benjamin est née à San Francisco aux Etats-Unis. Diplômée en écriture créative, elle a étudié les beaux-arts à l’Université du Wisconsin. Son premier ouvrage, The Anatomy of Dreams, a reçu le Edna Ferber Fiction Book Award en 2014. Les Immortalistes (The Immortalists, 2018) est son deuxième roman. Elle vit avec son mari à Madison dans le Wisconsin. (Source : Babelio).

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Son site : https://www.chloebenjaminbooks.com/

New York, été 1969. pour tromper l’ennui, les enfants Gold vont consulter une voyante capable de prédire avec exactitude la date de leur mort. Varya, Daniel, Klara et Simon veulent savoir de quoi demain sera fait. Mais ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Des années plus tard, hantés par la prophétie, leurs choix de vie sont radicalement opposés. Et lorsque le premier d’entre eux trouve la mort à la date annoncée, les trois autres craignent le pire. Doivent-ils prendre au sérieux cette prémonition ? N’est-ce pas la puissance de l’autosuggestion qui les pousse à s’orienter irrémédiablement vers leur mort ? Fresque de grande envergure, Les Immortalistes se situe entre le destin et le libre arbitre, le réel et l’illusion, l’ici-bas et l’au-delà. Une ode magnifique à ce qui nous échappe et à la force implacable des liens familiaux.

Faire partie d’un jury de lecteurs a l’avantage de pouvoir lire des livres que l’on a pas choisi et j’adore ça ! Quand j’ai reçu la sélection pour le mois d’avril, celui-ci m’a immédiatement emballée après avoir lu la quatrième de couverture. J’en attendais sans doute trop aussi j’ai été un peu déçue par les 100 premières pages. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et à m’attacher aux personnages et quelques longueurs ont fait que je me suis un peu perdue en route. Puis à partir de la page 154 et la partie concernant Klara je l’ai lu d’une traite et je suis enfin rentrée dans le roman. La plume est belle et fluide mais ce qui m’a plu dans ce récit ce sont les réflexions qu’il amène sur la destinée, les choix que l’on fait dans la vie, par quoi sont-ils guidés ? La mort est-elle programmée ou sommes-nous les maîtres de notre destin ? Comment vivrions-nous si nous connaissions la date de notre mort ? Quatre personnages que l’on suit des années 70 aux années 2000, quatre destins. Ce ne sera pas un coup de cœur pour moi mais parce que ce livre fait réfléchir et qu’il est très bien écrit je le conseille vivement.

La femme dévisage Varya qui soutient son regard. À présent que Varya est celle qui évalue et non l’évaluée, il se produit un phénomène curieux : les yeux de la femme perdent de leur éclat, ses mouvements de leur élégance. Ce destin qu’a prédit la voyante est trop favorable, et c’est précisément la preuve de son imposture : elle raconte sans doute la même chose à chaque visiteur. Varya pense au magicien d’Oz. Comme lui, cette femme n’est pas une prophétesse ni une voyante. C’est une arnaqueuse. Varya se lève.


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