Les Heures solaires

Les Heures solaires est un roman de Caroline Caugant, paru en janvier 2019 dans la nouvelle collection Arpèges des éditions Stock dirigée par Caroline Laurent. 284 pages.

Source Babelio

Après des études de lettres modernes à la Sorbonne, Caroline Caugant a décidé de se consacrer à l’écriture, parallèlement à son activité professionnelle de graphiste. Elle vit à Paris.

Alors qu’elle prépare sa prochaine exposition, Billie, artiste trentenaire, parisienne, apprend la mort brutale de Louise. Sa mère, dont elle s’est tenue éloignée si longtemps, s’est mystérieusement noyée. Pour Billie, l’heure est venue de retourner à V., le village de son enfance. Elle retrouve intacts l’arrière-pays méditerranéen, les collines asséchées qu’elle arpentait gamine, la rivière galopante aux échos enchanteurs et féroces, et surtout le souvenir obsédant de celle qu’elle a laissée derrière elle : Lila, l’amie éternelle, la soeur de coeur — la grande absente. Les Heures solaires brosse le portrait de trois générations de femmes unies par les secrets d’une rivière. Y palpitent l’enfance, l’attachement à sa terre d’origine, l’impossibilité de l’oubli. Et c’est en creusant la puissance des mémoires familiales que Caroline Caugant pose aussi cette question : les monstres engendrent-ils toujours des monstres ?

En troisième de couverture, la définition du mot « Arpège » est donné (nom de la nouvelle collection des éditions Stock) : Nom masculin, en musique, succession de notes distinctes formant un accord. Par extension, collection littéraire dédiée aux harmonies romanesques. En refermant le roman de Caroline Caugant, c’est exactement les termes qui me viennent à l’esprit : harmonie littéraire. Une belle plume poétique qui embarque le lecteur sous le soleil de Provence, lumineuse région où les secrets les plus sombres sont enfouis. Adèle, Louise, Billie… Lila, l’histoire de ces femmes bercées de drames. Trois générations, le passé qui surgit, des relations mères-filles compliquées, la culpabilité, l’auteure nous conte le poids des non-dits et des secrets qui explosent à la découverte de quelques feuillets échappés d’un journal intime. J’ai lu ce roman en quelques heures, envoutée par l’écriture et par ce Sud étouffant traduisant parfaitement le tsunami des révélations et des conséquences sur l’existence de Billie.

Comme l’eau de la rivière, les secrets enfouis se faufilent,même dans les creux les plus infimes.Ils vous habitent et habitent vos enfants. Ils dégorgent, reviennent sous une autre forme. Y aurait-il eu Lila s’il n’y avait pas eu le soldat ? Y aurait-il eu Jean ? Aurait-il pu bouleverser leurs vies s’il n’y avait pas eu la première fêlure ?

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