Prix des Lecteurs : Sélection de l’été

En tant que membre du jury j’ai reçu la sélection des mois de Juillet Août 2019 en prévision des congés des uns et des autres. Ce sont donc 6 romans que je vous présente. Nous aurons à voter pour un roman en juillet et un en août.

UN MARIAGE ANGLAIS, de Claire FULLER, traduit de l’anglais par Mathilde Bach : Roman épistolaire construit à rebours, ce récit relate le mariage d’Ingrid et de Gil Coleman, son professeur de littérature, de vingt ans son aîné. Quinze ans plus tard, Ingrid, lassée des absences répétées de son mari, disparaît, laissant une série de lettres dans lesquelles elle revient sur l’histoire de son mariage.

Une finesse et une subtilité inouïes. Un livre qui interroge toutes les facettes de l’amour. Olivia de Lamberterie, Télématin.

Une justesse et une maîtrise surprenantes. Des thèmes à la fois universels et intimes qui ébranlent. Laurence Caracalla, Le Figaro magazine.

Un dispositif narratif d’une efficacité redoutable. Véronique Cassarin-Grand, L’Obs.

La délicatesse psychologique dont fait preuve la romancière n’a d’égal que son talent de paysagiste, qu’elle s’attache à dépeindre la clarté de l’air estival ou l’effervescence brouillonne d’une tempête. Nathalie Crom, Télérama.

PAMELA, de Stéphanie DES HORTS : Légère, séduisante, insolente, Pamela décide très tôt de capturer l’homme qui la mènera à la gloire. Randolph Churchill, qu’elle épouse à dix-neuf ans. Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rubirosa, Rothschild… aucun ne résiste à son charme. S’ils ont le pouvoir, elle exerce sur eux une attirance fatale. Ils l’ont tous désirée. Elle les a tous aimés. Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu’elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains. Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? La ravissante Anglaise à la réputation sulfureuse, morte comme une légende dans la piscine du Ritz à Paris où elle était ambassadrice des États-Unis, a emporté ses secrets. Stéphanie des Horts en recherche les parfums et nous révèle l’existence flamboyante d’une séductrice hors norme.

Un portrait épique. Pierre Maury, Le Magazine littéraire.

Stéphanie des Horts a la plume fine mouche, alerte, fulgurante. François-Guillaume Lorrain, Le Point.

Un excellent roman. François Busnel, La grande librairie.

LA MAISON AUX ORANGERS, de Claire HAJAJ, traduit de l’anglais par Julie Groleau : Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers. Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, douze ans, doit préparer sa Bat Mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial, hanté par les pogroms russes et les camps allemands, et elle se jette à corps perdu dans la natation. Londres, swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux.Comment réussir à imposer leur histoire ? Parviendront-ils à surmonter les embûches qui les attendent ?

Captivant. Un texte superbe. Elif Shafak.

Une écriture riche et envoûtante… Une très belle histoire empreinte d’empathie. The Independent.

Émouvant et brillamment raconté.The Jewish Chronicle.

CHANGER L’EAU DES FLEURS, de Valérie PERRIN : Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ? Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

Gros, gros gros coup de cœur. Un livre splendide, bouleversant. Mon livre de l’année 2018, une claque magistrale. Bulledop, C’est au programme.

Un contraste entre rire et larmes qui fait mouche. Baptiste Liger, Lire.

Tonnerre d’applaudissements. Et, croyez-nous, le mot « tonnerre » n’est pas trop fort. Anne-Marie Mitchell, La Marseillaise.

À couper le souffle. Christophe Rivet-Maris, Unidivers.

On nage en plein bonheur. Nathalie Dupuis, Elle.

Prix Maison de la Presse 2018.

UN ETE INVINCIBLE, d’Alice ADAMS, traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff : Benedict, Eva, Sylvie et Lucien sont inséparables depuis leurs années de fac à Bristol. Leur diplôme en poche, ils vont, pour la première fois, se disperser. Eva part pour Londres où l’attend un poste dans la finance ; Benedict reste à Bristol pour préparer son doctorat. Quant à Sylvie et Lucien, fidèles à leurs rêves, ils entament une vie plus bohème, faite d’art et d’aventure. À l’approche de la trentaine, leurs liens autrefois si forts se distendent. Le temps qui passe les éloigne les uns des autres, leurs routes divergent. Pourtant, leurs chemins vont de nouveau se croiser, faisant revivre le souvenir de l’« été invincible » qui les a liés pour toujours. Entre Donna Tartt, David Nicholls et Jane Austen, cette évocation fine et juste de la période douce-amère de la vingtaine est un merveilleux hommage à l’amitié.

Une fresque subtile. Des personnages à la fois singuliers et familiers, dont les failles résonnent en nous. Elle.

Un excellent premier roman. Lire.

LES DIEUX DU TANGO, de Carolina DE ROBERTIS, traduit de l’anglais (États-Unis) par Eva Montheilhet : Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père. Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, l’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville la retient. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Déguisée en homme, elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

Un roman par lequel il fait bon se laisser envoûter. Madame Figaro.

Magistral ! Femme actuelle.


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