Le bruissement des feuilles

Le bruissement des feuilles est un roman de Karen Viggers, paru le 11 avril 2019 aux éditions Les Escales. 424 pages. Traduction de l’anglais (Australie) par Aude Carlier.

Karen Viggers est née à Melbourne en Australie. Elle est vétérinaire, spécialiste de la faune sauvage. Elle exerce dans divers milieux naturels, y compris l’Antarctique. Elle vit aujourd’hui à Canberra où elle partage son temps entre son cabinet et l’écriture. La Mémoire des embruns, son premier roman, a été numéro un des ventes du Livre de Poche durant l’été 2016. Elle est également l’auteure de La maison des hautes falaises et Le murmure du vent.

allenandunwin.com – Australia

Dans une petite ville australienne, Miki, 17 ans, vit coupée du monde avec son frère depuis l’incendie qui a coûté la vie à leurs parents. Elle travaille avec lui comme serveuse dans leur restaurant. L’empêchant de sortir et de trop parler aux clients, elle se rêve en héroïne de romans. Lorsqu’elle fait la connaissance de Léon, qui partage sa passion pour la nature, un monde nouveau s’ouvre à elle. Leur promenades en forêt seront une révélation pour Miki et lui permettront de trouver le courage de s’émanciper. Les deux jeunes gens se donnent une mission : sauver les diables de Tasmanie de l’extinction.

A mesure que le bush se refermait sur eux, Miki éprouvait une légèreté nouvelle, un sentiment de bonheur qui semblait caresser sa peau. Elle adorait écouter le bruissement des feuilles, le grincement du bois, le murmure du vent dans la canopée, le craquement des brindilles sous ses pieds, l’odeur mentholée des buissons. Dans le bush, elle avait l’impression d’être plus vivante, plus réelle. La semaine s’effaçait et les règles sévères de son père disparaissaient. Elle était quelqu’un. Elle-même. Une jeune femme pleine d’espoir et d’avenir.

Un très joli roman qui m’a fait voyagé à l’autre bout de la planète et que j’ai lu lentement uniquement le week-end pour en apprécier le texte, au calme au son du bruissement des feuilles. Le personnage de Miki est très attachant, elle n’est jamais allée à l’école (ses parents n’ont envoyé que son frère, les filles doivent rester à la maison) et elle est avide de savoirs et de liberté. Tout aussi attachant, le personnage de Max, le voisin, harcelé à l’école et en proie à la violence de son père. Et enfin Léon le garde forestier, dont la mère est battue par son mari alcoolique. Karen Viggers nous livre le combat de cette jeune femme à peine majeure pour conquérir enfin sa liberté et protéger la nature. C’est aussi une histoire d’amitié et de solidarité entre ses trois personnages. Les descriptions font voyager et rêver, on a envie de partir découvrir l’Australie et plus particulièrement la Tasmanie. Je remercie l’agence Anne & Arnaud et les éditions Les Escales de m’avoir fait découvrir ce roman mais surtout cette auteure dont je vais me procurer l’un de ses autres romans.

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