Feel good

Feel good est un roman de Thomas Gunzig à paraître le 22 août 2019 pour la Rentrée Littéraire aux éditions Au Diable Vauvert. 400 pages.

©Corentin Vandenbranden

Thomas Gunzig est un écrivain, un libraire, un chroniqueur et un professeur belge né à Bruxelles en 1970. Licencié en Sciences Politiques, il fait de l’indépendance du Tadjikistan le sujet de son mémoire. En 1994, il remporte le Prix de l’Écrivain Étudiant de la ville de Bruxelles pour Situation Instable Penchant vers le mois d’Août (éditions Jacques Grancher), un recueil de nouvelles extraordinaire de maîtrise et de drôlerie qui annonce un talent nouveau entre humour noir, fantaisie réaliste et pessimisme morbide, doué d’une imagination bondissante proche du fantastique. En 1996, il remporte le prix de la RTBF et le Prix Spécial du Jury pour la nouvelle Elle mettait les cafards en boîte lors de la Fureur de Lire. En 1997, second recueil de nouvelles, Il y avait quelque chose dans le noir qu’on n’avait pas vu (éditions Julliard, J’ai Lu Nouvelle Génération), mises en scène en France et en Belgique. En 1999, troisième recueil de nouvelles, À part moi personne n’est mort (éditions du Castor Astral, J’ai Lu Nouvelle Génération). Il est également l’auteur d’une comédie musicale, Belle à mourir, jouée en 1999 en Belgique. En 2000, il remporte le prix de la SCAM et réalise de nombreuses fictions pour Radio France. Il publie Bruxelles, Capitale culturelle de l’Europe aux éditions Autrement en 2000 et chez Labor De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l’univers en 2002 et un recueil de nouvelles, Carbowaterstoemp, en 2005. Son premier roman, Mort d’un parfait bilingue (Au diable Vauvert 2001), s’est vu distingué par les prix Victor Rossel et Club Méditerranée et son recueil de nouvelles, Le plus petit zoo du monde (Au diable Vauvert, 2003), par le Prix des Éditeurs. Il est lauréat en 2004 du prix de l’Académie Royale de Langue et Littérature Française de Belgique. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

La quatrième de couverture : « Ce qu’on va faire, c’est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu’il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu’il y a eu un braquage, c’est parce qu’on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes. » Quel est le rapport entre un écrivain sans gloire, le rapt d’enfant et l’économie de la chaussure ?

Résumé : Alice est vendeuse dans un magasin de chaussures et a toujours été marquée par la précarité sociale. Elle n’en peut plus de devoir compter chaque centime dépensé et de ne pas pouvoir offrir une vie plus confortable à son fils. L’idée folle germe alors en elle d’enlever un enfant de riches dans une crèche pour exiger une rançon. Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu et elle se retrouve bientôt avec un bébé que personne ne réclame sur les bras. Tom, écrivain moyen, croise la route d’Alice et son histoire de kidnapping lui donne une idée : il lui propose d’en tirer un roman et de partager les bénéfices. Alice, peu convaincue, lui fait une contre-proposition : sous sa tutelle, elle écrira un feel good selon les recettes qui plaisent aujourd’hui, un best-seller susceptible de se vendre à des centaines de milliers d’exemplaires qui les sortirait définitivement de la misère…

Le roman de Thomas Gunzig m’a été proposé par l’agence Anne&Arnaud que je remercie. J’ai donc eu l’opportunité de le lire avant sa sortie, le 22 août prochain, dans le cadre de la Rentrée littéraire 2019. Le titre du roman, l’illustration du cactus, et surtout la quatrième de couverture m’ont intrigués. Véritable satyre sociale, nous suivons les personnages d’Alice, Tom, Achille et Agathe auxquels il est difficile de ne pas s’attacher tant l’humour et le style de l’auteur est fluide et addictif. Rage de vivre, espoir, fatalisme, violence sociale sont les thèmes dépeints par Thomas Gunzig avec une pointe d’acidité irrésistible. J’ai particulièrement aimé le croisement de son roman avec celui de son héroïne. L’auteur se joue de la littérature pour mieux dépeindre son époque. Après lecture, le titre du roman, qui désigne un genre de littérature particulier, prend tout son sens.


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