Ordinary People

Ordinary People est un roman de Diana Evans paru aux éditions Globe le 11 septembre 2019. Traduit de l’anglais par Karine Guerre. 378 pages.

  • Meilleur livre du New Yorker 2018
  • Sélection du Washington Post
  • Most anticipated book of 2018
  • Arts Council England Grants for The Arts Award
  • Sélection Andrew Carnegie Medals for Excellence in Fiction 2019

Diana Evans est née au début des années 1970 à Neasden, dans la banlieue nord-ouest de Londres. Avant de se consacrer à l’écriture, elle était danseuse dans la troupe Mahango à Brighton. Elle est l’auteure de trois romans. Son premier livre, 26a, a remporté le Orange Award for New Writers, le Betty Trask Award et le deciBel Writer of the Year Award et a été traduit dans douze langues depuis sa publication en 2005. Son second roman, Shango (2009), qui explore le monde de la danse a été lui aussi acclamé par la critique et est en cours d’adaptation à la télévision.

Voilà 13 ans qu’ils sont ensemble. Pourquoi le pronom « Je » a-t-il disparu, corps et âmes, de la langue de leurs couples ? Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d’un piège ? A Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l’élection de Barak Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d’émigrés de le deuxième génération, voilà qu’ils se désintègrent. Là-haut, sur sa colline de la rive sud, le phare du Crystal Palace veille sur eux. Doit-on, comme lui, accepter de voir les facettes et les façades de la vie tomber en mille morceaux pour qu’elle soit rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ?

Je remercie l’Agence Anne&Arnaud de m’avoir adressé ce roman (épreuves non corrigées) après l’avoir spécifiquement choisi parmi d’autres. Il s’agit du troisième roman de Diana Evans. L’auteure nous embarque dans l’intimité de deux couples quarantenaires issus de la classe moyenne au bord de l’explosion : Michael et Lisa ensemble depuis plus de 10 ans, parents de 2 enfants et Damian et Stéphanie, mariés depuis bientôt 15 ans et parents de 3 enfants. Nous suivons ces couples qui doivent faire face aux ambitions personnelles et professionnelles déçues dont le pouvoir d’achat en baisse offre peu de perspectives. Le lecteur est spectateur de leur vie conjugale confrontée à la crise et se laisse emporter par l’écriture de l’auteure. Diana Evans décrit avec brio et poésie le quotidien de ces deux couples. Les lieux, les ambiances, le ressenti des personnages sont longuement détaillés sans que jamais je ne me sois ennuyée tant l’écriture est belle et les pages se tournent toutes seules.

Comment passait-on de ceci à cela ? Comment passait-on de « J’aimerais poser ma bouche sur ton menton pubien » à « PQ STP » sans bisou final ? Qu’était-il arrivé à Angelina, à Desdémone ? Comment tout cet amour pouvait-il disparaître ? Michael aimait toujours Melissa, il en était certain. La passion qu’il éprouvait pour elle n’avait pas décru. Il pouvait bander rien qu’en la voyant enlever ses bagues, retirer une chaussette, ou quand un rayon de soleil se posait sur sa clavicule.


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