Coeur en eaux troubles

Coeur en eaux troubles est un thriller psychologique d’Emmanuelle Brame, publié chez Fauves Editions le 10 septembre 2019. Il s’agit du premier roman de l’auteure. 317 pages.

wildgen.lu

Emmanuelle Brame a travaillé dans des groupes média avant de consacrer une partie de son temps à l’écriture, entre le monde de l’art et de la communication, pour des artistes ou des entreprises. Elle signe ici son premier roman.

Laure et Léa, deux jeunes Parisiennes discrètes et délicates, sont marquées par différentes déceptions affectives et professionnelles. Une opportunité de relever le défi d’un nouveau virage dans leur carrière s’offre à elles lorsque le groupe Stilldotcom leur fait une proposition d’embauche, avec un avenir très prometteur… Au fur et à mesure, le contexte va se transformer. L’entreprise abrite le profil adroit et perfide de Grégoire, leur président. Les deux femmes vont découvrir toute la stratégie d’un dirigeant manipulateur, pervers et dangereux. Décidées à ne pas renier leurs valeurs, Laure et Léa vont se battre pour sortir des griffes de leur prédateur. Au travers de nombreux rebondissements, ce roman s’apparente à un thriller psychologique où le lecteur espère un retour à un sentiment d’équilibre, afin d’oublier la sensation de vertige permanent qui aura su s’installer insidieusement.

J’ai dévoré les 316 pages de ce suspense psychologique le temps d’un voyage en train de 4h20. L’intrigue se passe dans une entreprise et c’est plutôt original. Le dernier roman lu dont l’intrigue se situait au sein d’une entreprise est L’organigramme de Jacques Pons. L’écriture de l’auteur est fluide, les pages se tournent toutes seules et je suis entrée dans l’histoire immédiatement. Le suspense est bien présent mais j’en attendais d’avantage : un peu plus de noirceur peut-être même si il y a plusieurs rebondissements. La personnalité machiavélique de Grégoire, le président de l’entreprise, méritait peut-être aussi d’être d’avantage développée. Dans ce roman les thèmes suivants sont abordés : la double journée des femmes, la misogynie dans le monde du travail, le harcèlement moral et sexuel… La fin est cependant surprenante dans les toutes dernières pages. Il s’agit d’un premier roman très prometteur !

Elle devenait froide, un glaçon sur lequel ils se cognaient tous les trois dès le matin. Tout était étudié autour du mot « vite ». Les petits déjeuners étaient engloutis. Elle lâchait les enfants à l’école comme elle aurait déposé des paquets étiquetés « Urgent ! Chronopost » (…) Elle reprit ses dossiers, ou plutôt ses dossiers la reprirent. Il régnait maintenant dans les bureaux un silence étouffant. En passant par la machine à café, elle vit le directeur financier concentré dans son petit bureau.


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