La petite ceinture

La petite ceinture est un roman de Nathalie Piégay, à paraître aux éditions du Rocher le 8 janvier 2020. 236 pages.

Droits les éditions du Rocher

Nathalie Piégay, ancienne élève de l’École normale supérieure, enseigne la littérature française moderne et contemporaine à l’Université de Genève. Elle est spécialiste de Louis Aragon (sur lequel elle a publié de nombreux livres et articles), de Claude Simon et de Robert Pinget. Elle a publié en 2018 Une femme invisible, un récit sur la mère d’Aragon largement salué par la critique.

Fraîchement divorcée et meurtrie par sa séparation, Adrienne vient de s’installer seule dans une maison près de Fontainebleau. François, violoncelliste, vit au Havre avec ses enfants. Après leur première rencontre au hasard d’une soirée parisienne, ils se reverront. Ils le savent.Au fil de rendez-vous amoureux, réglés comme un rituel autour de la Petite Ceinture, ce chemin de fer désaffecté qui fait le tour de Paris, les amants remontent dans le passé de la ville comme dans leur propre mémoire.Au terme de ces rencontres où s’invitent des fragments urbains oubliés, Adrienne et François pourront se quitter sans douleur. Dans ce roman d’une passion éphémère qui prend les accents d’un duo musical, Nathalie Piégay interroge l’ambivalence du couple, cruel et libérateur.

Elle dépend de lui comme le plongeur de son tuyau de scaphandre. Sans message elle étouffe. Elle laisse son téléphone branché sur secteur toute la nuit à côté de son lit, sûrement que branché il capte mieux les messages même si la batterie est pleine, mieux vaut le laisser branché tout de même.

Je remercie les éditions du Rocher de m’avoir proposé ce roman avant sa sortie le 8 janvier prochain. Je ne prévoyais pas de le lire tout de suite puis intriguée par le titre et le résumé j’ai commencé à lire quelques lignes un soir et j’ai enchainé les 236 pages jusqu’à 1h du matin. Deux amants, lui vit au Havre, elle à Fontainebleau, et se retrouvent régulièrement sur Paris, à chaque fois dans un hôtel différent, toujours à la périphérie de la ville. D’où le titre du roman. Elle vient de divorcer et sort d’une histoire difficile, lui est séparé mais ne veut pas quitter ses enfants et sa ville du nord ni se confronter aux contraintes de la vie de couple. Nous suivons les deux amants dans les rues de Paris, au fil de leurs rendez-vous amoureux et de leurs souvenirs. C’est un récit poétique et que j’ai trouvé mélancolique même si les protagonistes partagent des instants de bonheur. Elle semble d’avantage subir la situation que lui. La 4ème de couverture dévoile que leur histoire n’a pas d’avenir et j’ai refermé ce roman avec un sentiment de tristesse. La plume de l’auteur est très belle.

S’ils étaient un couple, un couple en couple, elle irait dans ces maisons. Mais ils ne sont pas un couple – seulement deux amants jaloux de leur liberté. Ils aiment se parler, se raconter, s’écrire, s’attendre, faire l’amour dans des chambres provisoires. Ils sont l’un et l’autre séparés, et souvent l’un de l’autre séparés, par leur travail, leurs enfants. Ils se retrouvent dans des chambres sans attaches, sans histoire, sans avenir.


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