Summer

Summer est un roman de Monica SABOLO, paru en 2017 aux Editions JC Lattès puis aux Editions Le livre de poche en janvier 2019. 283 pages pour l’édition poche.

L’auteure : Monica SABOLO est une romancière française née à Milan en Italie. Elle vit aujourd’hui à Paris. Elle est journaliste et a travaillé pour Elle, 20 ans et Voici. Elle a reçu le Prix de Flore en 2013 pour Tout cela n’a rien à voir avec moi et le Grand Prix de la SGDL en 2015 pour Crans-Montana (Sources : Babelio et Éditions JC Lattès).

Résumé : Lors d’un pique-nique au bord du Lac Léman, Summer Wassner, 19 ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ? Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet, Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?

Mon avis : J’ai reçu ce roman dans le cadre du Jury du Prix des Lecteurs du Livre de poche 2019 pour la sélection du mois de février. Je l’ai lu d’une traite car l’écriture est vraiment très belle, poétique et donc fluide. Malheureusement je n’ai pas été sensible au récit. Le personnage de Benjamin n’a jamais réussi à m’émouvoir malgré ses tourments. La fin ne m’a pas surprise, je m’y attendais. Il est par contre indéniable que Monica SABOLO a un réel talent pour décrire cette famille pleine de secrets et de mensonges dans une atmosphère particulière entre thriller et poésie.

Extrait : « J’ai compris que des jeunes filles peuvent s’évaporer, devenir un souffle, ou le chant d’un oiseau. Ou alors se décomposer dans un bois, sous des pelletées de terres jetées à la hâte, se métamorphoser avec les saisons, la pluie, les vers, en un tas d’ossements, nets et blancs, juste sous les pieds des promeneurs, sans que la marche du monde en soit ébranlée. »

Gabriële

Gabriële est un récit d’Anne et Claire BEREST, paru aux Editions Stock en 2017 et en janvier 2019 aux Editions Le Livre de poche. J’ai reçu ce livre dans le cadre du Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2019 catégorie Littérature. 445 pages pour la version poche.

Les auteures : Anne et Claire BEREST sont deux sœurs romancières et arrières petites filles de Gabriële Buffet-Picabia. Avant de devenir écrivain, Anne BEREST a dirigé la revue du théâtre du Rond-Point. Elle publie son premier roman en 2010, La fille de son père. Suivent Les Patriarches (Grasset, 2012), Sagan 1954 (Stock, 2014) et Recherche femme parfaite (Grasset, 2015). Claire BEREST publie son premier roman, Mikado, à 27 ans et a été professeur de français. Suivront deux autres romans : L’Orchestre vide (Stock, 2012) et Bellevue (Stock, 2016) et deux essais : La lutte des classes. Pourquoi j’ai démissionné de l’Education Nationale (Léo Scherr, 2012) et Enfants perdus, enquête à la brigade des mineurs (Plein jour, 2014 et Pocket, 2015).

Le résumé : Septembre 1908. Gabriële Buffet, une jeune femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, un peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient la « femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Etival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début du XXème siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.

Mon avis : Gabriële est une lecture que je n’aurais sans doute pas découverte si je ne n’avais pas fait partie des membres du Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2019. Ecrit à quatre mains par les arrières petites filles de Gabriële Buffet-Picabia, ce récit fut une belle surprise. J’ai aimé la plongée dans les années 1900 et dans le monde de l’Art de cette époque et j’ai beaucoup appris car le travail de recherche et de documentation est très poussé. C’est aussi ce qui me plait dans une lecture, apprendre ! Le récit est agrémenté de quelques photos de Gabriële et Francis et les commentaires des deux auteures en fin de chapitre sur leurs impressions, leurs échanges de souvenirs contribuent au plaisir que j’ai eu à la lecture. Le personnage de Gabriële est détonnant pour son époque : passionnée de musique c’est une femme libre, indépendante, qui ne vit que pour elle jusqu’à la rencontre avec Picabia qu’elle va aimer de façon inconditionnelle et qu’elle va inspirer ainsi que d’autres artistes de ce siècle (Marcel Duchamp, Guillaume Apollinaire). Plusieurs fois mère, elle semble peu enclin aux sentiments maternels. Le lecteur découvre une époque riche au niveau artistique et une femme dont l’Histoire (avec un grand H) parle peu et décédée à plus de 104 ans. J’ai découvert également l’œuvre de Francis Picabia à travers ce livre et je suis allée la découvrir sur Internet : https://www.picabia.com/

Extraits : « Mais comment pourrait-elle comprendre que Gabriële n’a que faire de l’homme, elle n’est là que pour l’artiste. Elle le lui laisse, l’embarras d’un mari ! Elle ne garde que l’esprit. »

« L’astringent goût du bizarre se pose déjà sur les lèvres de l’enfant, et toute sa vie elle signera de ce prénom, mais en variant les écritures, Gabriële, Gabrièle ou Gabrielle. Elle ne se soumettra à aucune loi, pas même celle de l’orthographe. »

« Francis Picabia la réalise en juin 1909, au retour de son voyage de noces en Espagne. Pour la première fois, un peintre peint quelque chose qui ne représente RIEN. Avant Picasso. Avant Kandinsky. »

La fin de la solitude

La fin de la solitude est un roman de Benedict WELLS paru en 2016, traduit en français chez Slatkine&Cie en 2017. 341 pages.

Sélection du Prix des Lecteurs 2019 du Livre de Poche.

L’auteur : Benedict WELLS est né en 1984 à Munich. Autodidacte, il n’a jamais fait d’études et à 19 ans, il décide de se consacrer entièrement à l’écriture. Un choix vite couronné de succès : en 2008, il publie Becks letzter Sommer, salué par la presse, qui reçoit le Prix bavarois des arts de de la culture. Avec La fin de la solitude, son quatrième roman, il acquiert une grande notoriété et est numéro un des ventes pendant plusieurs mois. Son dernier roman, Le dernier été, est paru fin août 2018 aux Editions Slatkine&Cie.

Le résumé : Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu’au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent vite des étrangers les uns pour les autres, s’enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu’il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d’un coma de quelques jours. À la lisière de l’inconscient, il se souvient.

Mon avis : J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Lecteurs 2019 du Livre de Poche, dans la catégorie Littérature, comme je l’ai déjà indiqué dans mon précédent article. Je ne connaissais pas cet auteur et le résumé ne me tentait pas plus que ça. Et bien je me suis laissée complètement emportée par le récit et les personnages. Tout d’abord lentement, doucement, les 100 premières pages puis je n’ai pas pu le lâcher et j’ai lu le livre d’une traite. Le lecteur suit trois orphelins sur 34 années, deux frères et une sœur, de leur enfance après le drame qui les frappe, jusqu’à l’âge adulte. Je me suis particulièrement attachée à Jules pour qui il faudra des dizaines d’années pour arriver à aimer et vivre sa vie comme elle est. Le personnage de Marty aurait mérité d’être plus approfondi tout comme celui de Liz que j’ai trouvé trop superficiel. La fin est très émouvante, j’ai même versé une larme… Ce livre invite à la réflexion sur le sens de la vie, la mort, la gestion du deuil, le destin. Le style est fluide, doux, les mots et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Je lirai Le dernier été, publié en août 2018, sans aucun doute sans même en avoir lu le résumé.

Extraits : « Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. »

« Mais l’important, ce n’étaient pas les histoires, c’était le regard sur ma vie antérieure. C que j’étais incapable de dire, je le couchais sur le papier. Quand je parlais, je pensais les choses, alors que quand j’écrivais, je les ressentais. »

« La vie n’est pas un jeu sans gagnant ni perdant. Elle ne nous doit rien et les choses arrivent comme ça. Parfois c’est juste et tout a un sens, et parfois tellement injuste qu’on doute de tout. j’ai arraché son masque au destin et, en dessous, je n’ai trouvé que le hasard. »

Jury Prix des Lecteurs Livre de Poche 2019

Vendredi 18 janvier, je reçois un mail m’annonçant que ma candidature a été retenue pour être membre du Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2019 dans la catégorie littérature ! C’est la première fois que je participe à une telle aventure. J’ai réceptionné les 3 premiers romans pour la sélection du mois de Février. Il y en aura 21 au total, sur 7 mois.

LA SELECTION DU MOIS DE FEVRIER 2019 :

. GABRIËLE, de Anne et Claire BEREST : Septembre 1908. Gabriële Buffet, une jeune femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabla, un peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Etival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un XXème siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.

Prix déjà reçus : Prix Grands Destins du Parisien Week-end et Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro.

. LA FIN DE LA SOLITUDE, de Benedict WELLS : « Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. » Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu’au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent des étrangers les uns pour les autres, s’enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu’il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d’un coma de quelques jours. A la lisière de l’inconscient il se souvient.

Prix déjà reçus : Prix de Littérature de l’Union Européenne et Prix Littéraire des Lycéens de l’Euregio.

. SUMMER, de Monica SABOLO : Lors d’un pique-nique au bord du Lac Léman, Summer Wassner, 19 ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ? 25 ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?