Toutes les histoires d’amour du monde

Toutes les histoires d’amour du monde, de Baptiste BEAULIEU est paru le 17/10/2018 aux Editions Mazarine. 478 pages.

L’auteur : Baptiste BEAULIEU est romancier et médecin et il est l’auteur de plusieurs best-sellers, Alors voilà : les 1001 vies des Urgences (prix France Culture « Lire dans le noir »). Alors vous ne serez plus jamais triste (prix Méditerranée des lycéens 2016). La Ballade de l’enfant gris (Grand prix de l’Académie Française de pharmacie). Son blog Alors voilà compte plus de 8 millions de visiteurs. Il est également chroniqueur sur France Inter dans « Grand bien vous fasse ! ».

Le résumé de l’éditeur : Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. Jean, lui, tombe des nues : Moïse son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt. Qui est cette femme ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ? Naviguant entre les grands drames du XXème siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

Mon avis : J’ai lu les précédents livres de Baptiste BEAULIEU donc je savais déjà que j’allais retrouver sa belle écriture et que je ne serai pas déçue. Déjà, rien que la première de couverture est magnifique. Commencé hier après-midi, je viens de le refermer et….quel beau livre !! A la lecture du résumé je ne m’attendais pas à être si touchée par cette histoire. Une magnifique bouteille à la mer ! L’auteur a en fait retrouvé il y a 5 ans, 10 ans après la mort de son grand-père, des carnets adressés à une inconnue. Ces carnets renferment le récit d’une vie entière de souvenirs. Les chapitres alternent le passé avec le récit du grand-père et aujourd’hui. Une typographie différente marque également cette alternance. L’intérêt du livre est aussi historique, avec la traversée des époques (Première et deuxième guerre mondiale notamment). C’est au fil des pages que l’émotion grandit pour atteindre son paroxysme dans les derniers chapitres et je le referme les larmes aux yeux en pensant à Anne-Lise. Où êtes-vous ?

Extrait : « Le mystère de votre histoire te revient encore et encore. Tu es éclaboussé de rayons : la robe de la fille, le sourire de la fillette… tout te tasse au fond du siège, comme on casse les os aux défunts pour les emboiter dans la caisse. Tu aurais pu être un grand-père aimant et chaleureux, tu ne seras qu’un homme-cailloux calcifié par les remords, recroquevillé loin des vivants. C’est à cet instant précis que tu es mort de ta vie. »

La Ballade de l’enfant gris

Auteur : Baptiste Beaulieu

L’histoire : C’est l’histoire de Jo’, un jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit. C’est l’histoire de No’, un garçon de 7 ans, attachant et joueur, qui est atteint d’une maladie incurable et ne comprend pas sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital. C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils. Un matin survient un drame qui lie pour toujours le destin de ces 3 êtres.

Il s’agit du troisième roman de l’auteur, inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients. Baptiste Beaulieu est médecin généraliste et l’auteur d’un premier livre remarqué (que j’ai lu aussi) « Alors voilà : les 1001 vies des Urgences » qui a connu un beau succès de librairie, a été traduit en 14 langues et a reçu le prix France Culture « Lire dans le noir ». Son roman « Vous ne serez plus jamais triste » (pas encore lu) a reçu le prix Méditerranée des Lycéens en 2016. Son blog « Alors voilà » compte plus de 2 millions de visiteurs.

« La Ballade de l’enfant gris » a reçu le Grand prix des lecteurs 2018 et le Grand prix littéraire de l’Académie Nationale de Pharmacie 2017.

Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce roman et j’ai eu du mal à le lâcher ! C’est très bien écrit et je me suis immédiatement attachée aux personnages de Jo’ et du petit garçon. Le roman est construit en 4 parties , il débute par le moment fatidique, intitulé tout au long du livre : « La Déchirure ».

Ce premier chapitre est le point de départ de l’écriture du roman. Les chapitres s’alternent (un sur deux) : « Avant la Déchirure » et « Après la Déchirure ». D’ailleurs deux typographies différentes sont utilisées ! C’est original ! Malgré ce va-et-vient on ne perd pas le fil.

Jo’, le jeune interne en pédiatrie, part sur les traces du passé de la mère du petit garçon afin de comprendre pourquoi elle est si peu présente alors que son fils va mourir. On suit son périple et son enquête. Je suis restée scotchée au livre, j’avais moi aussi hâte de le découvrir… Mère indigne ou bien… Je ne peux rien dévoiler !

Récit émouvant… j’ai même versée une larme vers la fin du roman…  Je vous conseille ce roman !

Extraits : « A 9h58, Jo’ poussa mollement la porte du service quand son téléphone vibra. Sa mère lui annonça la nouvelle qui le fit vaciller. Il promit d’arriver au plus tôt, puis raccrocha. Il tremblait. Il était alors 10h02. A quelques mètres de la chambre 33, il se baissa pour boire à la fontaine à eau dans le couloir, heurta le robinet. « Fais pas ta chochotte ! » se gronda-t-il, une main posée sur son front qui saignait, l’autre sur la poignée de porte. Chambre 33…  » …

« A 10h04, Jo’ entra dans la chambre 33, vit Maria Tulith et son enfant de sept ans allongé sur le lit. A 10h10, il se produisit entre eux ce que Jonas appelerait la « Déchirure ». Toute sa vie il y aurait un avant et un après cette Déchirure. A cause d’elle, il partit en voyage, par-dessus les montagnes puis au-delà des mers, jusqu’au bout du monde, pour réinventer sa vie et trouver la vérité. Avec le fantôme de l’enfant ».