Charlatans

Charlatans est un roman de l’écrivain américain Robin COOK, publié en octobre 2018 aux Editions Albin Michel.

L’auteur : Robin COOK est médecin de formation, diplômé de l’Université de Columbia et excelle dans l’art de manier la plume. Il écrit des récits policiers inspirés de ses expériences dans le milieu médical. Ecrire des thrillers n’est pas son seul objectif, il souhaite aussi faire prendre conscience aux gens des enjeux éthiques et des dangers de la médecine moderne. L’auteur cible des thèmes controversés qui deviennent sujets à effrayer le commun des mortels dans ses best-sellers. Dons d’organes, transplants, fertilité, fertilisations in vitro,. ., tout passe entre les mains expertes du docteur. Une marque de fabrique qui fonctionne, à en croire le franc succès que ses écrits remportent depuis plus de trente ans. L’écrivain explique l’engouement du public par la portée des thèmes abordés en comparaison à certains thrillers moins réalistes. Certaines de ses histoires se voient projeter à l’écran (Source Evène). Il est l’auteur de nombreux titres comme Cobaye, Prescription mortelle, Vertiges, Facteur risque etc…

Résumé de l’éditeur : A la pointe de la technologie, le Boston Memorial Hospital est réputé pour l’excellence et la fiabilité de ses praticiens. Jusqu’à un incident, fatal : le décès d’un patient lors d’une banale intervention. Tout juste nommé chef des internes en chirurgie, Noah Rothauser est déterminé à prendre ses responsabilités pour préserver la réputation de son service. Mais avant, il lui faut faire toute la lumière sur ce drame : simple négligence médicale, mauvaise coordination entre le chirurgien et l’anesthésiste ou geste malveillant ? Lorsqu’un nouveau décès survient, puis un autre, Noah se heurte à une vérité qui dépasse l’entendement. Et si les médecins n’étaient pas ceux que vous croyez ? Bienvenue dans l’enfer de l’hôpital. Un enfer qui pourrait bien être le vôtre…

Mon avis : J’ai dévoré les 567 pages de ce thriller médical. Le prologue met de suite dans l’ambiance et on est plongé dans l’intrigue au sein du Memorial Boston Hospital dès les premières pages. Ambiance Urgences garantie, la série, pour ceux qui ont connu. La lecture est addictive, l’auteur est médecin donc les descriptions des situations médicales, les termes utilisés, sont précis et réalistes. L’auteur met en lumière dans ce roman et il l’explique dans l’épilogue, le problème des charlatans dans le milieu médical, des personnes qui se font passer pour des médecins sans en avoir le diplôme et plus globalement il dénonce aussi les faux profils sur les réseaux sociaux. Je me suis bien laissée embarquée au fil des pages, en suivant Noah le chef des internes, le personnage principal et la mystérieuse Ava, l’anesthésiste, qui est présente au moment des trois décès en salle d’opération. Difficile d’en dire plus sans dévoiler une partie de l’intrigue. Pour avoir lu d’autres titres de Robin COOK, ce n’est à mon avis pas le meilleur mais j’ai passé un très bon moment.

Extrait : « Le premier signe que quelque chose ne tournait pas rond fut un éclat de voix du Dr Mason à la trentième minute : – Merde, merde, merde ! grogna-t-il, agacé. C’est invraisemblable, ce truc ! – Les deux chirurgiens n’avaient jusqu’alors rien dit qui pût indiquer qu’ils avaient un problème. Ava se redressa pour regarder la table d’opération par-dessus l’arc d’anesthésie; De l’endroit où elle se tenait, elle ne distinguait pas la fenêtre du champ opératoire, mais il était clair, vu les gestes du Dr Mason, qu’il était confronté à une difficulté. – Essaie de libérer cette foute tripe de ton côté, tu veux ? dit-il à Andrews. L’Australien inclina le buste au-dessus du patient pour glisser un doigt dans l’incision. Ava comprit qu’il était perplexe, lui aussi, et tâtonnait, au sens propre, dans l’aine de Bruce Vincent. »

Le Signal

Le Signal est un roman de Maxime CHATTAM, édité aux Editions Albin Michel en octobre 2018. 740 pages.

L’auteur : Maxime CHATTAM est l’un de noms de plume de Maxime DROUOT, il est né en France en 1976. Il a publié plusieurs romans policiers et thrillers. Il est connu pour ses grands cycles de romans, dont La Trilogie du Mal. Il est le spécialiste du genre en France. Maxime CHATTAM fait partie du collectif d’écrivains La Ligue de l’Imaginaire, qui comporte notamment Franck THILLIEZ et Bernard WEBER. Il connaît rapidement le succès. Son premier thriller, Le Cinquième règne, publié en 2003 par les éditions du Masque sous le pseudonyme de Maxime WILLIAMS, remporte le prix Fantastic’Arts du festival de Gérardmer. Le premier volet de sa Trilogie du Mal, L’Âme du Mal, reçoit quant à lui le Grand Prix Sang d’Encre en 2002. Loué par les fans de thriller, il grimpe au sommet des ventes à la sortie de chaque nouveau roman. (Source : site Fnac).

Résumé de l’éditeur : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.

Mon avis : Il s’agit du premier roman de Maxime CHATTAM que je lis. C’est un auteur très connu, qui a du succès, mais jusqu’à présent je n’ai jamais été attirée, je ne sais pas pourquoi… Trop de fantastique peut-être, ai-je pensé ?  Le Signal m’a tenté après avoir vu un teaser sur le compte Instagram de l’éditeur et lu le résumé. Une fois en librairie, la belle couverture noire et argent et la relecture du résumé…et bien j’ai craqué et je me suis dit « pourquoi pas, je tente ». J’ai littéralement plongé dans ce thriller de plus de 700 pages dès les premières lignes et je l’ai dévoré ce week-end. Je suis fan de Stephen KING et je ne lui ai pas encore trouvé d’équivalent (je n’ai pas tout lu non plus !) mais l’objectif dès le départ était de ne surtout pas comparer. Stephen KING est le maître de l’horreur et de l’épouvante mais je ne suis pas du tout partie avec l’idée que Le Signal serait obligatoirement moins bien. Malgré les quelques clichés que l’on retrouve dans ce thriller j’ai adoré. Le thème de la maison hantée dans une petite ville repliée sur elle-même, la bande de copains ado… classique…  J’ai retrouvé aussi des détails qui m’ont fait penser à plusieurs romans de Stephen KING, je ne sais pas si c’est volontaire de la part de l’auteur… J’imagine que oui. On peut dire que Le Signal « fait le job » ! Je me suis attachée aux personnages, j’ai aimé le style de l’auteur et tout en lisant je visualisais les scènes comme au cinéma, je me suis laissée embarquée totalement dans l’histoire. Le rythme est soutenu, on ne s’ennuie pas. Le seul bémol, une scène censée être gore m’a fait sourire… et ce n’est en principe pas le but… (une scène dans une baignoire, je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler). En tous cas, Je lirai surement un autre roman, voir plusieurs, de cet auteur, reste à savoir lequel.

Extrait : « Quelque chose attira brusquement l’attention de Duane dans le rétroviseur intérieur. Il ne vit pourtant rien une fois les yeux levés dans sa direction. Qu’avait-il cru percevoir ? Le suivait-on ? Non, c’était impossible, il l’aurait repéré depuis longtemps, et puis rouler sans aucun phare, si rapidement, sur une route dangereuse, ce n’était pas possible… Un filet de sueur froide longea alors sa colonne vertébrale… Ses  pupilles passaient de l’asphalte craquelé devant lui aux rétroviseurs pour s’assurer qu’il n’y avait pas un autre véhicule dans son sillage. Rien. Seulement le vide obscur à trois cent soixante degrés… Puis il sentit de nouveau un mouvement dans le rétroviseur central. Il comprit. Tout son corps se tendit sur son siège. C’était à l’intérieur ! Quelqu’un derrière lui sur la banquette ou dans l’espace qui servait de coffre. »

Concours pour le paradis

Concours pour le paradis, de Clélia RENUCCI, est paru le 22/08/2018 aux Editions Albin Michel.

L’auteur : Clélia RENUCCI, 33 ans,  est doctorante en littérature française et enseignante. Elle vit à New York et il s’agit de son premier roman.

Résumé de l’éditeur : « Tout était dévasté, consumé, calciné. C’est de cet enfer qu’allait renaître le Paradis. » Dans le décor de la spectaculaire Venise renaissante, l’immense toile du Paradis devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirements politiques, Clélia RENUCCI fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et ses drames.

Mon avis : J’ai beaucoup vu ce roman sur les réseaux sociaux, dans les médias et j’attendais pour éventuellement le lire. De passage chez mon bouquiniste, je tombe sur un exemplaire d’occasion et je décide de l’acheter, bien que dépourvu de sa belle sur-couverture. J’ai lu les 266 pages en une soirée et je me suis retrouvée plongée dans une période de l’Histoire que je ne connaissais pas, le XVIème siècle de Titien et Véronèse. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter la Grande salle du Conseil du Palais des Doges à Venise et mon ignorance était totale quant à la genèse de cette toile monumentale qu’est le Paradis de Tintoret. L’auteure nous conte l’histoire de cette œuvre, née à la suite d’un gigantesque incendie qui ravagea le Palais des Doges et notamment une fresque du XIVème siècle, Le couronnement de la Vierge au Paradis. 1577, un concours est lancé afin de réaliser une immense toile pour la salle du Grand Conseil, elle ne sera achevée qu’en 1592. C’est extrêmement bien documenté, Clélia RENUCCI nous conte les rivalités entre Le Tintoret et Véronèse, les deux peintres aux caractères totalement opposés. On est embarqué dans le milieu artistique de l’époque mais aussi politique et c’est aussi l’envers du décor que l’on découvre : mensonges, manipulations, rivalités. Les personnages sont hauts en couleur, le style de l’auteure est moderne, dynamique. Je suis sortie moins ignare de cette lecture, sans m’être ennuyée un seul instant et rien que pour cela je vous le conseille que vous soyez amateur d’Histoire, d’Art ou pas du tout.

Extraits : « Le pape Grégoire XIII en pâlira de jalousie, sa Chapelle Sixtine et son fresquiste Michel-Ange seront relégués au rang de survivance pittoresques… « 

« Demain peut-être saurons-nous lire dans le visage de ses anges rayonnants l’expression de ce que fut Venise. On retrouvera alors dans l’éclat de leurs batailles le talent des artistes qui se sont succédés pour nous inciter tous, un jour, à regarder le Paradis en face. »