Sinestra

SINESTRA est un thriller d’Armelle CARBONEL, édité fin 2018 chez RING. 391 pages.

L’auteur : Armelle CARBONEL est née le 16 juillet 1975 à Paris. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense. Elle commence à écrire dès son plus jeune âge. A 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. A 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de Les Marais funèbres et La Maison de l’ombre. En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares. (source : Fnac).

Le résumé de l’éditeur : Suisse, 1942. Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la Vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le Mal a franchi la frontière avec eux.

Mon avis : Le titre, la couverture, le résumé, tout m’a attiré vers ce thriller. je ne connaissais pas cette auteure et quelle surprise ! Gros coup de cœur ! Un thriller comme je les aime, bien sombre, pas de surnaturel et un style d’écriture original que j’ai adoré. L’auteure a une façon de jouer avec la poésie des mots pour décrire l’indicible… La couverture est tout à fait représentative de l’ambiance du roman, noire et brumeuse. Je verrais bien une adaptation au cinéma et cela m’a fait penser à l’atmosphère de la saison 2 de la série American Horror Story : Asylum, pour ceux d’entres vous qui connaissent. Tout en lisant je visualisais tout à fait ce genre d’ambiance bien glauque, glaçante, tout comme les différents personnages. Jusqu’à la fin du livre cette ambiance perdure. Fin que j’avais hâte de connaitre et je n’ai pas été déçue ! Si vous aimez le suspense en huis clos bien maîtrisé, foncez !

Extrait :  » Elle se figura un paradis rempli de rires, de réglisses fondantes et de pommes d’amour, jusqu’à ce que l’haleine démoniaque du Val Sinestra effleurât sa nuque délicate tel un tisonnier labourant les cendres de l’innocence perdue. Alors, Ana sut que maman s’était trompée. Le Mal ne connaissait pas de frontière. Il était la frontière. »

Le Manufacturier

Le Manufacturier de Mattias KÖPING est édité aux Editions Ring le 25 octobre 2018, 549 pages.

L’auteur : Mattias KÖPING est français, vit en Normandie et partage son temps entre deux passions, les arts martiaux et la littérature. Le Manufacturier est son deuxième roman, en 2016 il a publié Les démoniaques, thriller doublement primé.

Sa  Page facebook Mattias KÖPING

Son compte Instagram @mattiaskoping

Résumé de l’éditeur : Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilic tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub. Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper. Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et se livreront une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangréné par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder et vomir des monstres, trop vite oubliés.

Mon avis : Un beau pavé, 549 pages que j’ai mis du temps à lire non pas parce que ce livre ne me plaisait pas mais par un manque de temps certain depuis quelques semaines. Je viens enfin de le terminer et quelle claque ! Gros coup de cœur pour ce thriller de dingue ! Je ne connaissais pas cet auteur et je vais m’empresser de me procurer son premier bouquin. J’en ai lu du thriller et du polar, j’en oublierai beaucoup mais celui-ci restera une lecture marquante. Il est addictif, violent, âme sensible s’abstenir, l’auteur ne nous épargne pas ! C’est très noir mais j’ai apprécié aussi le travail de documentation sur le conflit serbo-croate et la guerre des Balkans. J’ai parfois fait une pause dans cette lecture, l’auteur nous plonge dans une inhumanité totale et j’ai éprouvé le besoin de lire autre chose, de plus léger et joyeux. Mattias KÖPING est un indéniable grand auteur de thriller.

Extraits : « Lieu inconnu – vendredi 6 janvier 2017, 22h13 – Enfin seul ! Un tombereau d’heures supplémentaires s’était déversé sur sa tête au bureau. Toute la semaine, Serge Vivardoux avait aspiré à cette soirée et à ce long Week-end d’hiver, à l’abri des frimas, bien au chaud dans sa tanière. Vivardoux était en congé pour quatre jours. Il venait de toucher sa prime et il comptait en profiter à mort. Il entrait en immersion continue dans sa bulle. Il composa le code d’entrée de son antre. Sitôt la porte entrouverte, les remugles lui fouettèrent les narines. Des relents de pieds douteux et de sueur rance empuantissaient la chambre jamais aérée […] A une vitesse prodigieuse, ses courtes saucisses aux ongles en deuil tapaient les lignes des adresses qui le plongeraient dans les profondeurs les secrètes du dark net […] Le hardcore c’est déjà démodé […] il était désormais un habitué des sites les plus odieux de hurtcore. »

« L’espèce humaine admirait ses convulsions en direct , partout et tout le temps, filmant sa fin prochaine sans rien tenter pour l’empêcher. »