Organigramme

Organigramme, de Jacques PONS est paru aux Editions HUGO THRILLER en septembre 2018.

L’auteur : Jacques PONS est né en 1981, vit à Paris et travaille dans le milieu de la mode. Il s’agit de son premier roman. Coup de cœur RTL 2018.

Le résumé de l’éditeur : Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochaine fashion Week, ce ne sont pas les mannequins mais les cadavres qui défilent… L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous… Dans ce milieu hostile ou tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un serial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaître de Louis Lagneau et qui décime méthodiquement l’organigramme ? Dans l’enfer feutré de la mode parisienne, personne n’est à l’abri.

Mon avis : J’ai acheté ce livre suite à la lecture de la 4ème de couverture. Un thriller dans le milieu de l’entreprise, je me suis dit que c’était plutôt original. L’action se passe au départ au Maroc lors du séminaire puis à Paris et Région parisienne. Je n’ai pas lu les 380 pages d’une traite par manque de temps mais j’ai apprécié cette lecture. C’est bien écrit mais j’ai trouvé que par moment cela manquait de dynamisme, notamment vers le milieu du roman. Je n’ai cependant pas eu le temps de m’ennuyer car le rythme repart. Il y a du suspens et j’avais quand même hâte d’avancer pour connaître enfin l’instigateur de ces crimes. Une fois le livre refermé je reste cependant un peu sur ma faim. Il manque, à mon sens, un peu plus de tension et je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages. Il s’agit d’une entreprise du milieu de la mode mais l’intrigue pourrait se dérouler dans n’importe quel autre secteur car le sujet  principal n’est pas la. Il s’agit d’un premier roman cependant prometteur et ce que l’on en retient c’est le thème de la souffrance au travail car c’est aussi une critique du monde du travail.

Extrait : « Ils n’ont plus leur téléphone. Coupés du monde par la vanité d’une poignée de dirigeants qui jouent aux héros. Une fois tout le monde à l’intérieur, il me sera facile de subtiliser la télécommande de verrouillage de la salle. Angelo, ce saltimbanque du leadership, prononcera le discours de sa vie. Grisé par l’attention dévote que lui offrira son auditoire terrorisé, il ne remarquera pas mon geste en direction de sa poche quand je l’aiderai avec déférence à retirer sa veste. »

Maudite !

L’auteur : Denis ZOTT travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la Mairie de Saint-Tropez. Il s’agit de son deuxième roman publié aux éditions Hugo Thriller. Son premier roman, « La chute du cafard » va être réédité en septembre, conséquence du succès de « Maudite ! ».

L’histoire (résumé de l’éditeur) : Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème. Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, 16 ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony. Et l’argent et la drogue ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main d Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens. Et même Yasmina, l’infirmière, trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible pour Luce de se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ? Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

Mon avis : Au départ, ce livre ne m’a pas interpellée excepté le titre peut-être. La 1ère de couverture ne m’a pas emballée plus que ça et le résumé en 4ème de couverture encore moins… Et puis j’ai consulté les avis sur le net et plus particulièrement sur Instagram, j’ai consulté la page de l’auteur. Devant l’enthousiasme des lecteurs ma curiosité a commencé à être titillée, puis j’ai fini par l’acheter lors d’une pause déjeuner au boulot. Et… aucun regret ! Ce livre est explosif ! Je l’ai dévoré en très peu de temps et eu un mal fou à le lâcher pour ne serait-ce qu’aller bosser et avoir un minimum de vie sociale ! L’auteur nous entraine dès les premières pages dans un tourbillon d’action jusqu’à la fin et le livre fait quand même 414 pages. C’est brut, c’est vif, ça dépote, pas de temps mort ! Les personnages sont tous hauts en couleur et on a qu’une hâte, avancer dans l’histoire afin de découvrir ce qui va leur arriver et quel sera le dénouement. L’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. Une fois le livre terminé, on peut à nouveau respirer et reprendre une activité normale ! Emballée, j’ai échangé quelques mots avec l’auteur via Instagram et j’ai commandé à mon libraire de quartier son premier roman, « La chute du cafard », polar très dense, d’après l’auteur, et différent de « Maudite ! » dont il ne s’attendait pas à un tel engouement.

Extrait : « Je m’étais planquée derrière les poubelles. Ca sentait l’humidité rance, les restes de crustacés et le tabac froid. Des cafards me grimpaient dessus. Je m’en foutais. J’attendais que mon cœur s’arrête, ou que mon cerveau cesse de fonctionner. Avec le film d’horreur qui tournait en boucle dans ma tête. Ne plus penser. Tout effacer. Arracher ces dernières semaines de ma mémoire. Les crever comme des boutons de pus. Et après ce soir, ne jamais avoir existé. »