Le fabricant de poupées de Cracovie

Le fabricant de poupée de Cracovie est un roman de R.M. ROMERO édité aux Editions Gallimard Jeunesse en septembre 2018. Il s’agit d’un roman conseillé à partir de 12 ans par l’éditeur. La traduction depuis l’anglais (Etats-Unis) est de Anne Krief. 364 pages.

L’auteur : R.M. ROMERO vit avec sa famille dans le Colorado, aux Etats-Unis. Sa visite de Cracovie et d’Oswiecim, lorsqu’elle était adolescente, l’a inspirée pour rédiger son premier roman. Quand elle n’est pas en train d’écrire ou de lire, elle étudie l’allemand et le polonais.

Le résumé de l’éditeur : Pologne, 1939. Un soir, une poupée du nom de Karolina prend vie dans l’atelier de Cyryl, le fabricant de jouets. La joie et le courage de la petite poupée enchantent le quotidien de l’homme solitaire. Karolina lui apprend que le monde des poupées d’où elle vient est en guerre, tout comme celui des hommes. En ces temps sombres et tourmentés, la magie de Karolina et de Cyryl suffira-t-elle à protéger ceux qu’ils aiment ? Oppression, survie, solidarité, résistance jusque dans le ghetto de Cracovie pendant la Seconde Guerre Mondiale : un conte singulier et merveilleux.

Mon avis : Il est très rare que je lise des romans jeunesse et c’est en faisant un tour dans le rayon dédié pour ma fille de 12 ans que je suis tombée sur ce livre. J’ai trouvé la couverture superbe, le titre et le résumé m’ont attirée. C’est au cours de l’été 2005 que l’auteure, adolescente, s’est rendue en Pologne, à Brzezinka (plus connu sous le nom d’Auschwitz-Birkenau), où plus d’un million de personnes ont été exterminées par les nazis. Ce qu’elle a vu l’a hantée pendant des années. A cette époque, peu d’américains se rendaient en Pologne qui faisait encore partie du bloc de l’Est. De retour aux Etats-Unis, elle a tenté de retranscrire à plusieurs reprises son expérience puis a fini par écrire une histoire qui s’y rapporte. L’auteure met en scène dans ce roman une magie qui malheureusement n’était pas présente en cette période de guerre. J’ai beaucoup aimé ce livre, une mélange de conte merveilleux et de réalité historique. Le merveilleux domine mais certains passages sont plus durs. La fin est surprenante pour un roman jeunesse et m’a profondément émue. L’écriture est belle, je conseille cette lecture aux ados mais aussi aux adultes.

Extrait : «  »On a toujours le choix ». Nous avons toujours le choix de participer à des actes odieux, de détourner le regard… ou de soulager les maux dont nous sommes témoins de part le monde, en faisant preuve de bravoure et de bonté. Je vous en prie, soyez bon. Je vous en prie, soyez brave. Je vous en prie, faites que cela n’arrive plus jamais ».