L’Outsider

L’Outsider est un roman policier d’horreur de Stephen KING paru aux Editions Albin Michel en février 2019. 570 pages.

Parfois, le mal prend le visage du bien. Le corps martyrisé d’un garçon de 11 ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute. Pourtant malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent. Et si c’était vrai ?

Fan inconditionnelle de Stephen King, il était évident que j’achète le dernier roman traduit en français. Je l’ai dévoré ! Stephen King est vraiment le surdoué du genre et excelle, à mon sens, autant dans le polar que dans le thriller fantastique. L’Outsider nous plonge dès les premières pages dans le vif du sujet et de l’action et ensuite impossible de poser le livre. J’ai dû quand même m’y résoudre, vie de famille, boulot et vie sociale obligent… Le roman se découpe en deux phases : une première phase où l’on est dans du roman policier pur avec la découverte du crime horrible et l’enquête, puis on bascule dans le thriller fantastique. J’avais moins aimé les dernières romans : Docteur Sleep et Revival mais j’avais adoré sa trilogie Mr. Mercedes, Carnets noirs et Fin de ronde. On retrouve d’ailleurs le personnage d’Holly Gibney. Je referme donc ce livre et… vivement le suivant !

Extraits : « Samuels déballa son hamburger et souleva délicatement le petit pain pour regarder à l’intérieur – Oh, bon sang ! On dirait un prélèvement effectué par un médecin légiste sur un grand brûlé – Ce qui ne l’empêcha pas de mordre dedans. »

« La réalité est une fine couche de glace, mais la plupart des gens patinent dessus toute leur vie sans passer à travers, sauf à la toute fin. »

Le Manufacturier

Le Manufacturier de Mattias KÖPING est édité aux Editions Ring le 25 octobre 2018, 549 pages.

L’auteur : Mattias KÖPING est français, vit en Normandie et partage son temps entre deux passions, les arts martiaux et la littérature. Le Manufacturier est son deuxième roman, en 2016 il a publié Les démoniaques, thriller doublement primé.

Sa  Page facebook Mattias KÖPING

Son compte Instagram @mattiaskoping

Résumé de l’éditeur : Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilic tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub. Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper. Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et se livreront une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangréné par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder et vomir des monstres, trop vite oubliés.

Mon avis : Un beau pavé, 549 pages que j’ai mis du temps à lire non pas parce que ce livre ne me plaisait pas mais par un manque de temps certain depuis quelques semaines. Je viens enfin de le terminer et quelle claque ! Gros coup de cœur pour ce thriller de dingue ! Je ne connaissais pas cet auteur et je vais m’empresser de me procurer son premier bouquin. J’en ai lu du thriller et du polar, j’en oublierai beaucoup mais celui-ci restera une lecture marquante. Il est addictif, violent, âme sensible s’abstenir, l’auteur ne nous épargne pas ! C’est très noir mais j’ai apprécié aussi le travail de documentation sur le conflit serbo-croate et la guerre des Balkans. J’ai parfois fait une pause dans cette lecture, l’auteur nous plonge dans une inhumanité totale et j’ai éprouvé le besoin de lire autre chose, de plus léger et joyeux. Mattias KÖPING est un indéniable grand auteur de thriller.

Extraits : « Lieu inconnu – vendredi 6 janvier 2017, 22h13 – Enfin seul ! Un tombereau d’heures supplémentaires s’était déversé sur sa tête au bureau. Toute la semaine, Serge Vivardoux avait aspiré à cette soirée et à ce long Week-end d’hiver, à l’abri des frimas, bien au chaud dans sa tanière. Vivardoux était en congé pour quatre jours. Il venait de toucher sa prime et il comptait en profiter à mort. Il entrait en immersion continue dans sa bulle. Il composa le code d’entrée de son antre. Sitôt la porte entrouverte, les remugles lui fouettèrent les narines. Des relents de pieds douteux et de sueur rance empuantissaient la chambre jamais aérée […] A une vitesse prodigieuse, ses courtes saucisses aux ongles en deuil tapaient les lignes des adresses qui le plongeraient dans les profondeurs les secrètes du dark net […] Le hardcore c’est déjà démodé […] il était désormais un habitué des sites les plus odieux de hurtcore. »

« L’espèce humaine admirait ses convulsions en direct , partout et tout le temps, filmant sa fin prochaine sans rien tenter pour l’empêcher. »

Maudite !

L’auteur : Denis ZOTT travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la Mairie de Saint-Tropez. Il s’agit de son deuxième roman publié aux éditions Hugo Thriller. Son premier roman, « La chute du cafard » va être réédité en septembre, conséquence du succès de « Maudite ! ».

L’histoire (résumé de l’éditeur) : Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème. Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, 16 ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony. Et l’argent et la drogue ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main d Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens. Et même Yasmina, l’infirmière, trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible pour Luce de se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ? Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

Mon avis : Au départ, ce livre ne m’a pas interpellée excepté le titre peut-être. La 1ère de couverture ne m’a pas emballée plus que ça et le résumé en 4ème de couverture encore moins… Et puis j’ai consulté les avis sur le net et plus particulièrement sur Instagram, j’ai consulté la page de l’auteur. Devant l’enthousiasme des lecteurs ma curiosité a commencé à être titillée, puis j’ai fini par l’acheter lors d’une pause déjeuner au boulot. Et… aucun regret ! Ce livre est explosif ! Je l’ai dévoré en très peu de temps et eu un mal fou à le lâcher pour ne serait-ce qu’aller bosser et avoir un minimum de vie sociale ! L’auteur nous entraine dès les premières pages dans un tourbillon d’action jusqu’à la fin et le livre fait quand même 414 pages. C’est brut, c’est vif, ça dépote, pas de temps mort ! Les personnages sont tous hauts en couleur et on a qu’une hâte, avancer dans l’histoire afin de découvrir ce qui va leur arriver et quel sera le dénouement. L’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. Une fois le livre terminé, on peut à nouveau respirer et reprendre une activité normale ! Emballée, j’ai échangé quelques mots avec l’auteur via Instagram et j’ai commandé à mon libraire de quartier son premier roman, « La chute du cafard », polar très dense, d’après l’auteur, et différent de « Maudite ! » dont il ne s’attendait pas à un tel engouement.

Extrait : « Je m’étais planquée derrière les poubelles. Ca sentait l’humidité rance, les restes de crustacés et le tabac froid. Des cafards me grimpaient dessus. Je m’en foutais. J’attendais que mon cœur s’arrête, ou que mon cerveau cesse de fonctionner. Avec le film d’horreur qui tournait en boucle dans ma tête. Ne plus penser. Tout effacer. Arracher ces dernières semaines de ma mémoire. Les crever comme des boutons de pus. Et après ce soir, ne jamais avoir existé. »