Summer

Summer est un roman de Monica SABOLO, paru en 2017 aux Editions JC Lattès puis aux Editions Le livre de poche en janvier 2019. 283 pages pour l’édition poche.

L’auteure : Monica SABOLO est une romancière française née à Milan en Italie. Elle vit aujourd’hui à Paris. Elle est journaliste et a travaillé pour Elle, 20 ans et Voici. Elle a reçu le Prix de Flore en 2013 pour Tout cela n’a rien à voir avec moi et le Grand Prix de la SGDL en 2015 pour Crans-Montana (Sources : Babelio et Éditions JC Lattès).

Résumé : Lors d’un pique-nique au bord du Lac Léman, Summer Wassner, 19 ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ? Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet, Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?

Mon avis : J’ai reçu ce roman dans le cadre du Jury du Prix des Lecteurs du Livre de poche 2019 pour la sélection du mois de février. Je l’ai lu d’une traite car l’écriture est vraiment très belle, poétique et donc fluide. Malheureusement je n’ai pas été sensible au récit. Le personnage de Benjamin n’a jamais réussi à m’émouvoir malgré ses tourments. La fin ne m’a pas surprise, je m’y attendais. Il est par contre indéniable que Monica SABOLO a un réel talent pour décrire cette famille pleine de secrets et de mensonges dans une atmosphère particulière entre thriller et poésie.

Extrait : « J’ai compris que des jeunes filles peuvent s’évaporer, devenir un souffle, ou le chant d’un oiseau. Ou alors se décomposer dans un bois, sous des pelletées de terres jetées à la hâte, se métamorphoser avec les saisons, la pluie, les vers, en un tas d’ossements, nets et blancs, juste sous les pieds des promeneurs, sans que la marche du monde en soit ébranlée. »

La fin de la solitude

La fin de la solitude est un roman de Benedict WELLS paru en 2016, traduit en français chez Slatkine&Cie en 2017. 341 pages.

Sélection du Prix des Lecteurs 2019 du Livre de Poche.

L’auteur : Benedict WELLS est né en 1984 à Munich. Autodidacte, il n’a jamais fait d’études et à 19 ans, il décide de se consacrer entièrement à l’écriture. Un choix vite couronné de succès : en 2008, il publie Becks letzter Sommer, salué par la presse, qui reçoit le Prix bavarois des arts de de la culture. Avec La fin de la solitude, son quatrième roman, il acquiert une grande notoriété et est numéro un des ventes pendant plusieurs mois. Son dernier roman, Le dernier été, est paru fin août 2018 aux Editions Slatkine&Cie.

Le résumé : Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu’au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent vite des étrangers les uns pour les autres, s’enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu’il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d’un coma de quelques jours. À la lisière de l’inconscient, il se souvient.

Mon avis : J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Lecteurs 2019 du Livre de Poche, dans la catégorie Littérature, comme je l’ai déjà indiqué dans mon précédent article. Je ne connaissais pas cet auteur et le résumé ne me tentait pas plus que ça. Et bien je me suis laissée complètement emportée par le récit et les personnages. Tout d’abord lentement, doucement, les 100 premières pages puis je n’ai pas pu le lâcher et j’ai lu le livre d’une traite. Le lecteur suit trois orphelins sur 34 années, deux frères et une sœur, de leur enfance après le drame qui les frappe, jusqu’à l’âge adulte. Je me suis particulièrement attachée à Jules pour qui il faudra des dizaines d’années pour arriver à aimer et vivre sa vie comme elle est. Le personnage de Marty aurait mérité d’être plus approfondi tout comme celui de Liz que j’ai trouvé trop superficiel. La fin est très émouvante, j’ai même versé une larme… Ce livre invite à la réflexion sur le sens de la vie, la mort, la gestion du deuil, le destin. Le style est fluide, doux, les mots et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Je lirai Le dernier été, publié en août 2018, sans aucun doute sans même en avoir lu le résumé.

Extraits : « Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. »

« Mais l’important, ce n’étaient pas les histoires, c’était le regard sur ma vie antérieure. C que j’étais incapable de dire, je le couchais sur le papier. Quand je parlais, je pensais les choses, alors que quand j’écrivais, je les ressentais. »

« La vie n’est pas un jeu sans gagnant ni perdant. Elle ne nous doit rien et les choses arrivent comme ça. Parfois c’est juste et tout a un sens, et parfois tellement injuste qu’on doute de tout. j’ai arraché son masque au destin et, en dessous, je n’ai trouvé que le hasard. »

Toutes les histoires d’amour du monde

Toutes les histoires d’amour du monde, de Baptiste BEAULIEU est paru le 17/10/2018 aux Editions Mazarine. 478 pages.

L’auteur : Baptiste BEAULIEU est romancier et médecin et il est l’auteur de plusieurs best-sellers, Alors voilà : les 1001 vies des Urgences (prix France Culture « Lire dans le noir »). Alors vous ne serez plus jamais triste (prix Méditerranée des lycéens 2016). La Ballade de l’enfant gris (Grand prix de l’Académie Française de pharmacie). Son blog Alors voilà compte plus de 8 millions de visiteurs. Il est également chroniqueur sur France Inter dans « Grand bien vous fasse ! ».

Le résumé de l’éditeur : Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. Jean, lui, tombe des nues : Moïse son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt. Qui est cette femme ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ? Naviguant entre les grands drames du XXème siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

Mon avis : J’ai lu les précédents livres de Baptiste BEAULIEU donc je savais déjà que j’allais retrouver sa belle écriture et que je ne serai pas déçue. Déjà, rien que la première de couverture est magnifique. Commencé hier après-midi, je viens de le refermer et….quel beau livre !! A la lecture du résumé je ne m’attendais pas à être si touchée par cette histoire. Une magnifique bouteille à la mer ! L’auteur a en fait retrouvé il y a 5 ans, 10 ans après la mort de son grand-père, des carnets adressés à une inconnue. Ces carnets renferment le récit d’une vie entière de souvenirs. Les chapitres alternent le passé avec le récit du grand-père et aujourd’hui. Une typographie différente marque également cette alternance. L’intérêt du livre est aussi historique, avec la traversée des époques (Première et deuxième guerre mondiale notamment). C’est au fil des pages que l’émotion grandit pour atteindre son paroxysme dans les derniers chapitres et je le referme les larmes aux yeux en pensant à Anne-Lise. Où êtes-vous ?

Extrait : « Le mystère de votre histoire te revient encore et encore. Tu es éclaboussé de rayons : la robe de la fille, le sourire de la fillette… tout te tasse au fond du siège, comme on casse les os aux défunts pour les emboiter dans la caisse. Tu aurais pu être un grand-père aimant et chaleureux, tu ne seras qu’un homme-cailloux calcifié par les remords, recroquevillé loin des vivants. C’est à cet instant précis que tu es mort de ta vie. »

364 jours pour t’oublier

Les auteures : Audrey KEYSERS est diplômée d’un DESS Management des Services Publics de l’IEP de Bordeaux et d’un DEA Services de l’information et de la Communication. Elle est actuellement secrétaire générale adjointe d’une mission interministérielle dans les services du Premier Ministre. Elle a publié en 2012 Football féminin. La femme est l’avenir du foot aux éditions du Bord de l’eau et 3 ans et 9 mois chez Max Milo en janvier 2017.

Sandra SITBON est diplômée d’HEC et a occupé différents postes au sein de BNP Paribas, dont plus de 10 ans au sein d’équipes spécialisées sur le secteur des médias et télécom. Elle est actuellement responsable du développement au sein d’une PME innovante. C’est son premier roman.

Ce roman m’a été envoyé par Audrey KEYSERS et je l’en remercie !

Résumé :  Sandra est une jeune trentenaire parisienne, est assistante juridique dans un cabinet d’avocats. Elle partage sa vie avec Jean-Sébastien, un homme ombrageux au douloureux passé, qui est aussi le frère de sa cheffe. Un célèbre photographe débarque au cabinet pour attaquer un magazine et défendre les droits de ses photos. Sandra va tomber sous son charme mais une relation très particulière va se mettre en place…

Mon avis : Je suivais le compte Instagram d’Audrey KEYSERS qui m’a proposé de m’envoyer son roman. Le thème « romance » n’est pas ma tasse thé mais je suis curieuse et ouverte. La lecture du résumé de la 4ème de couverture, qui à mon sens en dit trop, a cependant suscité mon intérêt. L’écriture est fluide et le roman se lit rapidement (un peu plus de 200 pages). Il s’agit d’une histoire d’adultère et au départ je me suis dit « pourvu que les auteures ne tombent pas dans les clichés, je vais m’ennuyer ». Et bonne surprise, la relation qui se met en place entre Sandra et Raphaël est plutôt originale. Le mari, Jean-Sébastien apparaît peu sympathique même si le drame terrible qu’il a vécut (et dont on apprend les détails vers la fin du livre) peut excuser son attitude. Sandra manque de confiance en elle, dans son couple mais aussi dans son travail. C’est elle qui est pourtant l’instigatrice de la fréquence particulière des rendez-vous avec son amant. La fin est bienveillante pour Sandra mais laisse la porte ouverte vers une suite peut-être ?

Ambitions assassines

L’auteur : Claire Bauchart est diplômée de Sciences Po et journaliste pour la presse féminine. « Ambitions assassines » a été publié en 2018 aux Editions du Rocher. Elle a également publié en 2014 aux éditions Michalon, la biographie d’une femme de voyou, « Moi, Lilou, hors la loi », un livre d’entretien « Ma mort m’appartient » de Jean-Luc Romero aux éditions Michalon en 2015. et enfin en 2016, « Valsent les jours » chez Grrr… Art Editions.

Merci à Claire Bauchart pour sa confiance, et de m’avoir adressé son roman.

L’histoire : Mélanie Aubant, comédienne prometteuse de 28 ans, meurt brutalement écrasée par la chute d’un projecteur, en plein tournage du prochain long métrage dont elle est la tête d’affiche. Une heure plus tard la nouvelle de sa disparition est relayée par toutes les chaînes d’information. Un retentissement qui sème le trouble dans la campagne de Ghislain Dupuis, pressenti pour remporter l’élection à la Mairie de Paris dix jours plus tard. Simple coïncidence ? Pascaline Elbert, journaliste chargée d’écrire un papier sur l’actrice, va, malgré elle, découvrir un lourd secret susceptible de changer la donne du prochain scrutin.

Mon avis : Contrairement à ce que pourrait laisser supposer la première de couverture avec ce sublime talon aiguille rouge sang et le sous-titre, le sujet est bien une élection politique et non une élection de miss ou autre concours de beauté. Ce roman se lit vite, seulement 160 pages et je l’aurais lu d’une traite si je ne lisais pas plusieurs livres en même temps et si les vacances n’étaient pas terminées… J’ai tout de suite accrochée au personnage de Pascaline, journaliste et maman d’une petite fille, qui a du mal à jongler entre son travail prenant, son enfant et un mari pas très compréhensif, lui-même très pris par son job. Elle fait de son mieux, comme beaucoup de femmes, pour essayer de tout gérer. Elle doit aussi faire face à la rivalité au sein de sa rédaction, la direction du service politique, considéré comme le plus « prestigieux » lui échappe au profit d’un collègue masculin qui lui n’a pas à quitter son boulot pour aller chercher son enfant à la crèche car il est malade ! Bien que j’ai dès le départ deviné le déroulé et la fin possible du roman, j’ai pris un réel plaisir à avancer avec Pascaline dans sa quête de découvrir la vérité. Coulisses d’une campagne politique, adultère, manipulation et fraude électorale sont les ingrédients de ce roman qui m’a fait passer un très bon moment. Le style est fluide, dynamique. Ce qu’il manque ? Plus de suspens, plus de détails, des personnages plus creusés, une intrigue plus étoffée qui emmèneraient le lecteur sur de fausses pistes.

Extrait : « Tous semblaient s’être engouffrés dans une sorte de trou noir, et étaients atteints de paralysie, ce mercredi 10 mars, dans l’espace Jean-Villeroy des Studios de paname. A peine osait-on respirer. Deux jambes longues et fines, dépassaient de l’énorme mas de ferraille. Quelques centimètres carrés de la petite robe printanière portée par la comédienne s’échappaient des débris de l’appareil. Certains des spectateurs de ce sinistre spectacle voyaient déjà ces bouts de tissus se teinter de sang ».

La perfection du revers

L’auteur : Manuel SORIANO est né à Buenos Aires en 1977 et vit à Montevideo depuis 2005. Il dirige une maison d’édition de livres pour la jeunesse et est l’auteur de plusieurs recueils de contes. « La perfection du revers » a été publié chez ACTES SUD. Il a reçu le prix Clarins du roman 2015.

L’histoire : C’est le récit de la vie de Patricia Lukastic, prodige du tennis argentin dans les années 90, poussée par son père à une carrière de haut niveau, qui a dû mettre un terme à sa prometteuse carrière à 21 ans à cause d’une blessure aux vertèbres. Elle fait appel à un écrivain argentin afin qu’il écrive sa biographie, alors qu’elle a maintenant une quarantaine d’années et qu’elle vit retirée, oubliée du monde du tennis et loin de tout, avec des chiens comme seule compagnie.

Mon avis : La jolie couverture et le thème du roman m’ont tout de suite attirée. Fan de tennis dans ces années là j’ai eu plaisir à lire les détails techniques de jeu et à retrouver les noms et carrières des stars de l’époque : Steffi Graf, Lindsey Davenport, Monica Seles et même André Agassi. Le roman se lit comme une biographie bien que le personnage de Patricia Lukastic soit totalement fictif. Les chapitres alternent sur son enfance, son adolescence, les premiers pas au plus haut niveau et le dernier tournoi. C’est le récit d’une gamine sacrifiée pour un rêve de gloire, surtout celui de son père qui vit par procuration sa propre ambition. J’ai lu ce livre rapidement et avec plaisir mais je l’ai trouvé un peu lisse. Le thème laissait supposer que l’émotion serait au rendez-vous … et bien j’ai été déçue sur ce point là. Cela reste néanmoins un bon moment de lecture.

Extrait : « … l’univers du début des années 1990 – les tenues, les attitudes, les coiffures, les publicités, les couleurs, la typographie des magazines – me paraît incroyablement lointain. Sur une photo, Luka tient un fragile trophée au-dessus de sa tête : cheveux jaune paille aux racines sombres, frange effilée qui tombe au milieu du front, impossible de distinguer comment finit la coupe derrière mais je soupçonne une ligne horizontale abrupte et parfaite, un peu en dessous des épaules. À côté d’elle, un homme d’une soixantaine d’années portant un pantalon gris, une cravate à rayures et un blouson de sport bleu avec un écusson plus clair au niveau de la poche. L’homme sourit et regarde Luka. S’il n’est pas en train d’applaudir, il arbore néanmoins une expression de reconnaissance absolue. Je pense un instant qu’il peut s’agir du père, mais il n’a pas l’air polonais et ne ressemble pas à Luka. À dire vrai, il a la dégaine qu’on peut attendre de l’organisateur d’un modeste tournoi de tennis de cette époque. Il vient probablement de lui remettre le trophée et ressent cette satisfaction profonde de la tâche accomplie. Luka, à l’inverse, ne sourit pas, ne dévoile pas ses dents. Elle a la poitrine plate et une jupette blanche aux motifs bleus qui lui donne l’air d’un moussaillon, version féminine. La photo n’est pas datée, mais Luka a treize ans tout au plus. »

La 6e extinction

L’auteur : James ROLLINS est un auteur de thrillers de renommée internationale, souvent comparé à Michaël Crichton. Spéléologue et plongeur invétéré, il s’inspire de ses aventures personnelles pour écrire ses romans, dont 16 sont déjà parus chez Fleuve Editions. « La 6e extinction » est le dixième de la série Sigma. Le site de l’auteur : James Rollins

L’histoire (résumé de l’éditeur) : Une station militaire de recherche, cachée dans les montagnes de la Sierra Nevada en Californie, envoie un message de détresse inquiétant : « Il y a eu une faille de sécurité. Qu’importe le résultat : Tuez-nous… tuez-nous tous. » Lorsque les secours arrivent sur place, ils font face à une situation apocalyptique : en plus des scientifiques, toute forme de vie aux alentours est anéantie ; même les bactéries n’ont pas survécu. Et le phénomène se propage à une vitesse effrayante. Pour stopper l’inévitable, le commandant Gray Pierce et son équipe Sigma doivent affronter un danger qui provient d’un passé lointain, à une époque ou l’Antarctique était verdoyant et où la vie sur Terre ne tenait qu’à un fil. Parviendront-ils à éviter l’extinction prochaine de l’humanité ?

Mon avis : C’est le premier livre que je lis de cet auteur et je n’ai pas été déçue même si au départ j’ai eu un doute sur mon choix. C’est la couverture et le titre qui m’ont attirés, le résumé un peu moins. J’ai pensé à un scénario de film genre grosse production américaine, plein de clichés et au déroulé sans surprise et invraisemblable. Et à la lecture… et bien pas du tout ! Ce pavé de plus de 580 pages est très riche et les aventures défilent à toute vitesse. L’auteur nous embarque avec les personnages charismatiques et attachants. De plus c’est extrêmement bien documenté du point de vu scientifique. Dans une quinzaine de pages à la fin du livre, l’auteur nous dévoile ses sources, ses notes historiques  avec des actualités scientifiques et je pense que ces pages sont à lire avant de commencer le roman, ça le rend encore plus prémonitoire… Vérité ou fiction ?… C’est d’autant plus terrifiant. Allons-nous vers cette 6ème extinction ? En tous cas cela m’a donné envie de lire d’autres romans de James Rollins.

Extrait : « La vie sur Terre a toujours été une affaire d’équilibre – un réseau d’interconnectivités à la fois complexe et étonnamment fragile. Il suffit de supprimer, voire de modifier, quelques éléments clés pour que l’ensemble du système vacille et tombe en miette. »

Maudite !

L’auteur : Denis ZOTT travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la Mairie de Saint-Tropez. Il s’agit de son deuxième roman publié aux éditions Hugo Thriller. Son premier roman, « La chute du cafard » va être réédité en septembre, conséquence du succès de « Maudite ! ».

L’histoire (résumé de l’éditeur) : Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème. Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, 16 ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony. Et l’argent et la drogue ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main d Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens. Et même Yasmina, l’infirmière, trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible pour Luce de se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ? Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

Mon avis : Au départ, ce livre ne m’a pas interpellée excepté le titre peut-être. La 1ère de couverture ne m’a pas emballée plus que ça et le résumé en 4ème de couverture encore moins… Et puis j’ai consulté les avis sur le net et plus particulièrement sur Instagram, j’ai consulté la page de l’auteur. Devant l’enthousiasme des lecteurs ma curiosité a commencé à être titillée, puis j’ai fini par l’acheter lors d’une pause déjeuner au boulot. Et… aucun regret ! Ce livre est explosif ! Je l’ai dévoré en très peu de temps et eu un mal fou à le lâcher pour ne serait-ce qu’aller bosser et avoir un minimum de vie sociale ! L’auteur nous entraine dès les premières pages dans un tourbillon d’action jusqu’à la fin et le livre fait quand même 414 pages. C’est brut, c’est vif, ça dépote, pas de temps mort ! Les personnages sont tous hauts en couleur et on a qu’une hâte, avancer dans l’histoire afin de découvrir ce qui va leur arriver et quel sera le dénouement. L’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. Une fois le livre terminé, on peut à nouveau respirer et reprendre une activité normale ! Emballée, j’ai échangé quelques mots avec l’auteur via Instagram et j’ai commandé à mon libraire de quartier son premier roman, « La chute du cafard », polar très dense, d’après l’auteur, et différent de « Maudite ! » dont il ne s’attendait pas à un tel engouement.

Extrait : « Je m’étais planquée derrière les poubelles. Ca sentait l’humidité rance, les restes de crustacés et le tabac froid. Des cafards me grimpaient dessus. Je m’en foutais. J’attendais que mon cœur s’arrête, ou que mon cerveau cesse de fonctionner. Avec le film d’horreur qui tournait en boucle dans ma tête. Ne plus penser. Tout effacer. Arracher ces dernières semaines de ma mémoire. Les crever comme des boutons de pus. Et après ce soir, ne jamais avoir existé. »

Mes mots sont les fleurs de ton silence

L’auteur : Antoine PAJE est né en 1971 à Paris. Diplômé de l’ENSIA (AgroParisTech) il a été gérant de Société et a travaillé plusieurs années à l’étranger. Il est l’auteur d’un premier roman en 2014 « Et il me parla des cerisiers », puis d’un deuxième en 2015 « Et elle me parla d’un érable, du sourire, de l’eau et de l’éternité ». « Mes mots sont les fleurs de ton silence » est donc son troisième roman.

L’histoire : Arnaud n’écoute plus rien ni personne. Il a tout ce dont un homme accompli peut rêver : une épouse docile, des enfants qu’il aperçoit à peine au petit déjeuner, des maîtresses à disposition. Mais un jour il perd le contrôle de sa voiture. Plongé dans le coma, il reste alité, les yeux clos, apparemment inconscient. Et pourtant, il entend tout. Ses proches se succèdent à son chevet, dévoilant leur vrai visage. Il comprend à quel point il s’est trompé sur lui-même et sur les autres. Surviendront quelques cinglantes révélations et de magnifiques surprises. Et du silence vont éclore les fleurs les plus inattendues.

Mon avis : Un très joli titre et une belle couverture qui m’ont tout d’abord attirés. 222 pages dévorées. J’avais lu des avis mitigés sur ce roman et sur le personnage d’Arnaud et sa famille trop « cliché ». Je n’ai pas trouvé Arnaud caricatural, c’est un homme pris dans la routine de sa vie familiale et professionnelle et qui ne fait plus attention à ses proches, plus particulièrement sa femme et ses enfants, situation assez banale… Alors qu’il est dans le coma sur son lit d’hôpital inconscient en apparence, on découvre petit à petit les secrets des uns et des autres et Arnaud qui après chaque visite va détourner les yeux de son nombril…. Une belle écriture, fluide, tout comme le titre le laisse supposer à mon sens.

Extraits : « – Il s’appelle comment ? – Morin, Arnaud Morin. Un industriel du coin. – Arnaud eut l’impression que son coeur s’arrêtait de battre. Pourtant le moniteur situé à côté de sa tête, qu’il ne voyait pas, matérialisait un rythme cardiaque très régulier. Une jolie sinusoïde verte. Une succession de petites collines suivies de courts plateaux. La différence entre la vie et la mort. Et puis, l’obscurité. Et puis, le silence. Et puis, à nouveau le néant. »

« Le son étouffé de la porte qui se refermait derrière elle. Il sentit des larmes dévaler, tièdes, il ne savait trop où. En dedans de lui. Arnaud apprit ce jour là qu’un cerveau pouvait pleurer. »

La Ballade de l’enfant gris

Auteur : Baptiste Beaulieu

L’histoire : C’est l’histoire de Jo’, un jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit. C’est l’histoire de No’, un garçon de 7 ans, attachant et joueur, qui est atteint d’une maladie incurable et ne comprend pas sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital. C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils. Un matin survient un drame qui lie pour toujours le destin de ces 3 êtres.

Il s’agit du troisième roman de l’auteur, inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients. Baptiste Beaulieu est médecin généraliste et l’auteur d’un premier livre remarqué (que j’ai lu aussi) « Alors voilà : les 1001 vies des Urgences » qui a connu un beau succès de librairie, a été traduit en 14 langues et a reçu le prix France Culture « Lire dans le noir ». Son roman « Vous ne serez plus jamais triste » (pas encore lu) a reçu le prix Méditerranée des Lycéens en 2016. Son blog « Alors voilà » compte plus de 2 millions de visiteurs.

« La Ballade de l’enfant gris » a reçu le Grand prix des lecteurs 2018 et le Grand prix littéraire de l’Académie Nationale de Pharmacie 2017.

Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce roman et j’ai eu du mal à le lâcher ! C’est très bien écrit et je me suis immédiatement attachée aux personnages de Jo’ et du petit garçon. Le roman est construit en 4 parties , il débute par le moment fatidique, intitulé tout au long du livre : « La Déchirure ».

Ce premier chapitre est le point de départ de l’écriture du roman. Les chapitres s’alternent (un sur deux) : « Avant la Déchirure » et « Après la Déchirure ». D’ailleurs deux typographies différentes sont utilisées ! C’est original ! Malgré ce va-et-vient on ne perd pas le fil.

Jo’, le jeune interne en pédiatrie, part sur les traces du passé de la mère du petit garçon afin de comprendre pourquoi elle est si peu présente alors que son fils va mourir. On suit son périple et son enquête. Je suis restée scotchée au livre, j’avais moi aussi hâte de le découvrir… Mère indigne ou bien… Je ne peux rien dévoiler !

Récit émouvant… j’ai même versée une larme vers la fin du roman…  Je vous conseille ce roman !

Extraits : « A 9h58, Jo’ poussa mollement la porte du service quand son téléphone vibra. Sa mère lui annonça la nouvelle qui le fit vaciller. Il promit d’arriver au plus tôt, puis raccrocha. Il tremblait. Il était alors 10h02. A quelques mètres de la chambre 33, il se baissa pour boire à la fontaine à eau dans le couloir, heurta le robinet. « Fais pas ta chochotte ! » se gronda-t-il, une main posée sur son front qui saignait, l’autre sur la poignée de porte. Chambre 33…  » …

« A 10h04, Jo’ entra dans la chambre 33, vit Maria Tulith et son enfant de sept ans allongé sur le lit. A 10h10, il se produisit entre eux ce que Jonas appelerait la « Déchirure ». Toute sa vie il y aurait un avant et un après cette Déchirure. A cause d’elle, il partit en voyage, par-dessus les montagnes puis au-delà des mers, jusqu’au bout du monde, pour réinventer sa vie et trouver la vérité. Avec le fantôme de l’enfant ».