Ambitions assassines

L’auteur : Claire Bauchart est diplômée de Sciences Po et journaliste pour la presse féminine. « Ambitions assassines » a été publié en 2018 aux Editions du Rocher. Elle a également publié en 2014 aux éditions Michalon, la biographie d’une femme de voyou, « Moi, Lilou, hors la loi », un livre d’entretien « Ma mort m’appartient » de Jean-Luc Romero aux éditions Michalon en 2015. et enfin en 2016, « Valsent les jours » chez Grrr… Art Editions.

Merci à Claire Bauchart pour sa confiance, et de m’avoir adressé son roman.

L’histoire : Mélanie Aubant, comédienne prometteuse de 28 ans, meurt brutalement écrasée par la chute d’un projecteur, en plein tournage du prochain long métrage dont elle est la tête d’affiche. Une heure plus tard la nouvelle de sa disparition est relayée par toutes les chaînes d’information. Un retentissement qui sème le trouble dans la campagne de Ghislain Dupuis, pressenti pour remporter l’élection à la Mairie de Paris dix jours plus tard. Simple coïncidence ? Pascaline Elbert, journaliste chargée d’écrire un papier sur l’actrice, va, malgré elle, découvrir un lourd secret susceptible de changer la donne du prochain scrutin.

Mon avis : Contrairement à ce que pourrait laisser supposer la première de couverture avec ce sublime talon aiguille rouge sang et le sous-titre, le sujet est bien une élection politique et non une élection de miss ou autre concours de beauté. Ce roman se lit vite, seulement 160 pages et je l’aurais lu d’une traite si je ne lisais pas plusieurs livres en même temps et si les vacances n’étaient pas terminées… J’ai tout de suite accrochée au personnage de Pascaline, journaliste et maman d’une petite fille, qui a du mal à jongler entre son travail prenant, son enfant et un mari pas très compréhensif, lui-même très pris par son job. Elle fait de son mieux, comme beaucoup de femmes, pour essayer de tout gérer. Elle doit aussi faire face à la rivalité au sein de sa rédaction, la direction du service politique, considéré comme le plus « prestigieux » lui échappe au profit d’un collègue masculin qui lui n’a pas à quitter son boulot pour aller chercher son enfant à la crèche car il est malade ! Bien que j’ai dès le départ deviné le déroulé et la fin possible du roman, j’ai pris un réel plaisir à avancer avec Pascaline dans sa quête de découvrir la vérité. Coulisses d’une campagne politique, adultère, manipulation et fraude électorale sont les ingrédients de ce roman qui m’a fait passer un très bon moment. Le style est fluide, dynamique. Ce qu’il manque ? Plus de suspens, plus de détails, des personnages plus creusés, une intrigue plus étoffée qui emmèneraient le lecteur sur de fausses pistes.

Extrait : « Tous semblaient s’être engouffrés dans une sorte de trou noir, et étaients atteints de paralysie, ce mercredi 10 mars, dans l’espace Jean-Villeroy des Studios de paname. A peine osait-on respirer. Deux jambes longues et fines, dépassaient de l’énorme mas de ferraille. Quelques centimètres carrés de la petite robe printanière portée par la comédienne s’échappaient des débris de l’appareil. Certains des spectateurs de ce sinistre spectacle voyaient déjà ces bouts de tissus se teinter de sang ».

Maudite !

L’auteur : Denis ZOTT travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la Mairie de Saint-Tropez. Il s’agit de son deuxième roman publié aux éditions Hugo Thriller. Son premier roman, « La chute du cafard » va être réédité en septembre, conséquence du succès de « Maudite ! ».

L’histoire (résumé de l’éditeur) : Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème. Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, 16 ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony. Et l’argent et la drogue ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main d Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens. Et même Yasmina, l’infirmière, trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible pour Luce de se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ? Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

Mon avis : Au départ, ce livre ne m’a pas interpellée excepté le titre peut-être. La 1ère de couverture ne m’a pas emballée plus que ça et le résumé en 4ème de couverture encore moins… Et puis j’ai consulté les avis sur le net et plus particulièrement sur Instagram, j’ai consulté la page de l’auteur. Devant l’enthousiasme des lecteurs ma curiosité a commencé à être titillée, puis j’ai fini par l’acheter lors d’une pause déjeuner au boulot. Et… aucun regret ! Ce livre est explosif ! Je l’ai dévoré en très peu de temps et eu un mal fou à le lâcher pour ne serait-ce qu’aller bosser et avoir un minimum de vie sociale ! L’auteur nous entraine dès les premières pages dans un tourbillon d’action jusqu’à la fin et le livre fait quand même 414 pages. C’est brut, c’est vif, ça dépote, pas de temps mort ! Les personnages sont tous hauts en couleur et on a qu’une hâte, avancer dans l’histoire afin de découvrir ce qui va leur arriver et quel sera le dénouement. L’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. Une fois le livre terminé, on peut à nouveau respirer et reprendre une activité normale ! Emballée, j’ai échangé quelques mots avec l’auteur via Instagram et j’ai commandé à mon libraire de quartier son premier roman, « La chute du cafard », polar très dense, d’après l’auteur, et différent de « Maudite ! » dont il ne s’attendait pas à un tel engouement.

Extrait : « Je m’étais planquée derrière les poubelles. Ca sentait l’humidité rance, les restes de crustacés et le tabac froid. Des cafards me grimpaient dessus. Je m’en foutais. J’attendais que mon cœur s’arrête, ou que mon cerveau cesse de fonctionner. Avec le film d’horreur qui tournait en boucle dans ma tête. Ne plus penser. Tout effacer. Arracher ces dernières semaines de ma mémoire. Les crever comme des boutons de pus. Et après ce soir, ne jamais avoir existé. »